Bernard Maris, encore une fois

Les Chroniqueurs

Par Christian Authier


Un peu plus de deux ans après la disparition de Bernard Maris, les hommages – en particulier livresques – se succèdent. Il est vrai que cet homme singulièrement libre a laissé un grand vide tant par son style que par son propos. Economiste, journaliste, essayiste, romancier : les classifications ne suffisent à cerner les différentes facettes de celui qui fut aussi un fin pédagogue. De sa longue expérience de professeur et d’universitaire, Bernard Maris avait préservé le don de rendre compréhensible les mécanismes et les enjeux d’une discipline parfois complexe, notamment quand elle est confisquée par des «spécialistes» soucieux de préserver leur pré carré.

 

Cet éducateur soucieux de la clarté ne cédait cependant pas à la simplification ni à la vulgarisation à outrance sinon à l’occasion dans des textes résolument pamphlétaires à l’image de ceux signés avec Philippe Labarde. En outre, certains de ses ouvrages – dont Capitalisme et Pulsion de mort écrit avec Gilles Dostaler – se révèlent plus exigeants et ardus.


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    Fausse route

    Pierre Mérindol

    Un dernier pour la route

    Par Christian Authier

     

    Qui connaît Pierre Mérindol (1926-2013) ? Cet ami de Robert Doisneau et Bob Giraud fut résistant avant de devenir journaliste au Progrès de Lyon pour lequel il suivit notamment le procès Barbie en 1987 et auquel il consacra un ouvrage. Bien avant cela, il publia en 1950 un premier roman aux Éditions de Minuit qui fut aussi son dernier. C’est ce Fausse route qu’exhument aujourd’hui les éditions du Dilettante avec une préface éclairante de Philibert Humm, jeune et brillant journaliste à Paris Match.


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