Jean-Edern Hallier, l"idiot insaisissable

Les Chroniqueurs

Jean-Claude Lamy

Par Christian Authier


C’était Jean-Edern…


Avec Jean-Edern Hallier, L’idiot indispensable, Jean-Claude Lamy signe un livre éblouissant sur un écrivain hors normes.

 

Et si Jean-Claude Lamy avait écrit le meilleur livre «de» Jean-Edern Hallier ? C’est finalement ce que l’on se dit en ayant terminé cette biographie-fleuve de 600 pages qui reflète sans doute mieux la vérité de l’écrivain et polémiste que ses propres livres dont les meilleurs se nomment Le premier qui dort réveille l’autre, L’Évangile du fou et Je Rends Heureux. D’ailleurs, Hallier n’était pas dupe en disant «Mon chef-d’œuvre, c’est ma vie». Son père, le général André Adolphe Hallier, regrettait qu’il ne soit pas passé par la case prison : «Un an à la bastille, il aurait pu écrire un grand roman».


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    Sur l"avenue de la jeunesse perdue

    Par Christian Authier


    Le premier roman de Jean-Pierre Montal met en scène un jeune homme arrivant à Paris en 1995 afin de retrouver une amie disparue. Remarquable et surprenant.


    Les Années Foch : le titre résonne comme du Modiano et l’on n’est pas surpris de rencontrer dans le premier roman de Jean-Pierre Montal (auteur d’un bel essai sur Maurice Ronet) des personnages chargés de mystères et de secrets. En 1995, Pierre, âgé de vingt ans, arrive à Paris pour retrouver Anne qui n’est pas sa petite amie, mais presque sa sœur.

     

    Le jeune homme, qui suit des études de journalisme en dilettante, fait la connaissance de Michel Damborre, de quarante ans son aîné, ayant fait fortune en créant un groupe de presse, et de l’une de ses amies, Hélène, élégante prostituée officiant sur l’avenue Foch. Là où Anne disait «travailler» dans la dernière lettre adressée à Pierre avant de disparaître…


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