Benoît Duteurtre, à contretemps

Les Chroniqueurs

Par Christian Authier


L’écrivain publie avec Pourquoi je préfère rester chez moi un recueil de chroniques diverses dans lesquelles il bouscule les modes et le prêt-à-penser de l’époque.


«Je me pose des questions. D’anciennes et de nouvelles, avec un goût marqué pour les contradictions», annonce l’auteur de Gaieté parisienne, Service clientèle ou La Rebelle – romans s’attachant à décrire (non sans légèreté et humour grinçant) quelques-unes des mutations contemporaines – dans l’avant-propos de ce recueil aux motifs variés. «Il est possible que je m’attache trop à des plaisirs disparus, voire à l’idée que certaines choses étaient « mieux avant ». Je n’ai pourtant rien contre la notion de progrès, et je suppose que notre époque en apporte beaucoup, dont d’autres se chargent de faire l’apologie… Quant à moi, en rassemblant ces diverses « polémiques », j’ai voulu épingler certaines réformes qui ne rendent pas le monde meilleur, des évolutions fâcheuses qui n’étaient pas toujours inéluctables. Cherchant à peser, dans chaque bond en avant, ce que nous gagnons et ce que nous perdons, je me livre à une critique de la vie quotidienne qui voudrait au moins inviter à réfléchir», poursuit-il.


Lire la suite...






























    

    Sur l"avenue de la jeunesse perdue

    Par Christian Authier


    Le premier roman de Jean-Pierre Montal met en scène un jeune homme arrivant à Paris en 1995 afin de retrouver une amie disparue. Remarquable et surprenant.


    Les Années Foch : le titre résonne comme du Modiano et l’on n’est pas surpris de rencontrer dans le premier roman de Jean-Pierre Montal (auteur d’un bel essai sur Maurice Ronet) des personnages chargés de mystères et de secrets. En 1995, Pierre, âgé de vingt ans, arrive à Paris pour retrouver Anne qui n’est pas sa petite amie, mais presque sa sœur.

     

    Le jeune homme, qui suit des études de journalisme en dilettante, fait la connaissance de Michel Damborre, de quarante ans son aîné, ayant fait fortune en créant un groupe de presse, et de l’une de ses amies, Hélène, élégante prostituée officiant sur l’avenue Foch. Là où Anne disait «travailler» dans la dernière lettre adressée à Pierre avant de disparaître…


    Lire la suite...
    Partager
    Partager sur FacebookPartager sur TwitterPartager sur GooglePartager par email