Benoît Duteurtre, à contretemps

Les Chroniqueurs

Par Christian Authier


L’écrivain publie avec Pourquoi je préfère rester chez moi un recueil de chroniques diverses dans lesquelles il bouscule les modes et le prêt-à-penser de l’époque.


«Je me pose des questions. D’anciennes et de nouvelles, avec un goût marqué pour les contradictions», annonce l’auteur de Gaieté parisienne, Service clientèle ou La Rebelle – romans s’attachant à décrire (non sans légèreté et humour grinçant) quelques-unes des mutations contemporaines – dans l’avant-propos de ce recueil aux motifs variés. «Il est possible que je m’attache trop à des plaisirs disparus, voire à l’idée que certaines choses étaient « mieux avant ». Je n’ai pourtant rien contre la notion de progrès, et je suppose que notre époque en apporte beaucoup, dont d’autres se chargent de faire l’apologie… Quant à moi, en rassemblant ces diverses « polémiques », j’ai voulu épingler certaines réformes qui ne rendent pas le monde meilleur, des évolutions fâcheuses qui n’étaient pas toujours inéluctables. Cherchant à peser, dans chaque bond en avant, ce que nous gagnons et ce que nous perdons, je me livre à une critique de la vie quotidienne qui voudrait au moins inviter à réfléchir», poursuit-il.


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    Suivez mon regard

    d'Anjelica Huston

    Les vies d'Anjelica Huston


    L’actrice publie son autobiographie dans laquelle son père John Huston et Jack Nicholson, dont elle partagea longtemps la vie, sont parmi les fils rouges.


    «Il y a plein d’autres choses à faire devant un miroir que s’extasier sur sa propre beauté», écrit Anjelica Huston dans le prologue à Suivez mon regard. Il faut rendre grâce la comédienne de nous épargner le narcissisme dont souffrent tant de ses congénères. On comprend d’ailleurs à la lecture du livre que le fait d’avoir été la fille d’un homme et d’un artiste hors-normes n’est pas pour rien dans sa modestie. Lorsque la petite Anjelica voit le jour le 8 juillet 1951 à Los Angeles, son père tourneAfrican Queen au Congo belge. Avant de rencontrer Enrica Soma, danseuse classique âgée de 18 ans quand le cinéaste en a 45, le réalisateur du Faucon maltais et du Trésor de la Sierra Madre a déjà trois mariages à son actif. À sa troisième épouse qui lui fixa un ultimatum («John, c’est le singe ou moi !»), il rétorqua : «Je suis désolé, mon chou, pas question de me séparer du singe.»


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