Benoît Duteurtre, à contretemps

Les Chroniqueurs

Par Christian Authier


L’écrivain publie avec Pourquoi je préfère rester chez moi un recueil de chroniques diverses dans lesquelles il bouscule les modes et le prêt-à-penser de l’époque.


«Je me pose des questions. D’anciennes et de nouvelles, avec un goût marqué pour les contradictions», annonce l’auteur de Gaieté parisienne, Service clientèle ou La Rebelle – romans s’attachant à décrire (non sans légèreté et humour grinçant) quelques-unes des mutations contemporaines – dans l’avant-propos de ce recueil aux motifs variés. «Il est possible que je m’attache trop à des plaisirs disparus, voire à l’idée que certaines choses étaient « mieux avant ». Je n’ai pourtant rien contre la notion de progrès, et je suppose que notre époque en apporte beaucoup, dont d’autres se chargent de faire l’apologie… Quant à moi, en rassemblant ces diverses « polémiques », j’ai voulu épingler certaines réformes qui ne rendent pas le monde meilleur, des évolutions fâcheuses qui n’étaient pas toujours inéluctables. Cherchant à peser, dans chaque bond en avant, ce que nous gagnons et ce que nous perdons, je me livre à une critique de la vie quotidienne qui voudrait au moins inviter à réfléchir», poursuit-il.


Lire la suite...






























    

    L"instant présent

    de Guillaume Musso

    L’Homme qui disparaît


    Pour son douzième roman chez XO Editions, Guillaume Musso, romancier à l’aube de ses quarante ans, est l’écrivain français le plus lu. A raison, jusqu’ici, d’un livre par an, il impose un style narratif d’une réelle efficacité dans lequel une imagination fertile est aux commandes.

     

    Avec L’instant présent, il n’est rien de dire qu’il ne va pas décevoir ses nombreux fans de par le monde (il est traduit en 38 langues !). Arthur Costello est un jeune médecin urgentiste. Il vient d’hériter d’un phare mystérieux appartenant à sa famille, avec la consigne expresse de ne pas pénétrer dans une pièce donnant dans la cave dudit phare. Ce qu’il va s’empresser de faire, évidemment.

     

    Dès lors, il ne sera plus un homme comme les autres, pris dans un espace-temps qui lui fera vivre sa vie en accéléré. En quelques heures, ce sont donc 24 années de sa vie qu’Arthur va devoir affronter, avec tous les décalages sociaux, politiques, culturels, économiques et bien sûr familiaux que cela suppose.


    Lire la suite...
    Partager
    Partager sur FacebookPartager sur TwitterPartager sur GooglePartager par email