Benoît Duteurtre, à contretemps

Les Chroniqueurs

Par Christian Authier


L’écrivain publie avec Pourquoi je préfère rester chez moi un recueil de chroniques diverses dans lesquelles il bouscule les modes et le prêt-à-penser de l’époque.


«Je me pose des questions. D’anciennes et de nouvelles, avec un goût marqué pour les contradictions», annonce l’auteur de Gaieté parisienne, Service clientèle ou La Rebelle – romans s’attachant à décrire (non sans légèreté et humour grinçant) quelques-unes des mutations contemporaines – dans l’avant-propos de ce recueil aux motifs variés. «Il est possible que je m’attache trop à des plaisirs disparus, voire à l’idée que certaines choses étaient « mieux avant ». Je n’ai pourtant rien contre la notion de progrès, et je suppose que notre époque en apporte beaucoup, dont d’autres se chargent de faire l’apologie… Quant à moi, en rassemblant ces diverses « polémiques », j’ai voulu épingler certaines réformes qui ne rendent pas le monde meilleur, des évolutions fâcheuses qui n’étaient pas toujours inéluctables. Cherchant à peser, dans chaque bond en avant, ce que nous gagnons et ce que nous perdons, je me livre à une critique de la vie quotidienne qui voudrait au moins inviter à réfléchir», poursuit-il.


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    Toulouse en mode rétro

    "Je me souviens de Toulouse" de Bernadette Costa-Prades

    «J’étais là au centre-ville quand je me suis aperçu

    Que j’étais plus dans la ville que j’aimais, ça m’a déplu

    En écoutant tous les passants, je me suis senti tout nu

    Ils avaient aucun accent, en tous cas rien de connu.»


    L’Accent tué, Zebda.


    L’exercice est implacable : juxtaposer deux prises de vue exactement sous le même angle d’une place, d’une rue ou d’un monument à un siècle de distance… Le présent en sort rarement grandi. 


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