Benoît Duteurtre, à contretemps

Les Chroniqueurs

Par Christian Authier


L’écrivain publie avec Pourquoi je préfère rester chez moi un recueil de chroniques diverses dans lesquelles il bouscule les modes et le prêt-à-penser de l’époque.


«Je me pose des questions. D’anciennes et de nouvelles, avec un goût marqué pour les contradictions», annonce l’auteur de Gaieté parisienne, Service clientèle ou La Rebelle – romans s’attachant à décrire (non sans légèreté et humour grinçant) quelques-unes des mutations contemporaines – dans l’avant-propos de ce recueil aux motifs variés. «Il est possible que je m’attache trop à des plaisirs disparus, voire à l’idée que certaines choses étaient « mieux avant ». Je n’ai pourtant rien contre la notion de progrès, et je suppose que notre époque en apporte beaucoup, dont d’autres se chargent de faire l’apologie… Quant à moi, en rassemblant ces diverses « polémiques », j’ai voulu épingler certaines réformes qui ne rendent pas le monde meilleur, des évolutions fâcheuses qui n’étaient pas toujours inéluctables. Cherchant à peser, dans chaque bond en avant, ce que nous gagnons et ce que nous perdons, je me livre à une critique de la vie quotidienne qui voudrait au moins inviter à réfléchir», poursuit-il.


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    Les Pontons amoureux de Paul Valéry

    "Lettres à Jean Voilier", recueil de Paul Valéry

    C’est au coin du feu ou blotti sous un plaid anglais qu’il faut lire les « Lettres à Jean Voilier » que viennent de publier les éditions Gallimard. Dans ce beau recueil qui rassemble un choix de lettres inédites parmi les six cent cinquante expédiées par leur auteur entre 1937 et 1945, se consume sous nos yeux la passion éperdue d’un monumental poète vieillissant pour une apprentie romancière doublée d’une redoutable séductrice de plus de trente ans sa cadette.

     

    Banale histoire ? Pas vraiment, car l’homme emporté par la passion au crépuscule de sa vie n’est autre que l’immense Paul Valéry (1871-1945), le poète de « La Jeune Parque », du « Cimetière marin » et de « Charmes », le père de « Monsieur Teste », l’immortel auteur de la réponse au discours de réception du maréchal Pétain à l’Académie française.


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