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Réseaux mortels


Une chronique de Robert Pénavayre


1 : 54 un film de Yan England

Quel bonheur que de prendre la plume pour écrire sur un film qui vous a scotché sur votre fauteuil. C’est bien du premier long de Yan England dont je parle ici : 1 : 54. Ce titre doit se lire « une minute cinquante-quatre secondes ». C’est en fait le temps qualificatif pour une compétition de 800 m.

Antoine Olivier Pilon –Tim face à une arme de destruction massive

Avant d’en arriver là, le réalisateur nous immerge au cœur d’une micro société comme il en existe des milliers dans le monde : un lycée. Dans cet univers qui n’a rien à voir avec celui des bisounours, les ados tentent tant bien que mal de passer à l’âge adulte. Nous nous attachons rapidement aux pas de Tim. Un seul plan suffit pour nous faire comprendre qu’il n’est pas intégré à cet organisme vivant. Avec son unique copain, Francis, Il fait des expériences de chimie qui foirent lamentablement et qui n’intéressent personne. Deux exclus face à des personnalités bourrées de testostérones, dont Jeff, grande gueule certes, mais néanmoins leader charismatique du lycée. Il a pris Tim et Francis comme têtes de Turc pour faire briller son aura. Quand les coups ne suffisent pas, ce sont les réseaux sociaux qui prennent le relai dans un harcèlement d’autant plus efficace qu’il est atomique en terme de déflagration. Entre Jeff et Tim, la lutte va se translater sur le terrain sportif. Les deux garçons vont s’affronter sur une compétition régionale qualificative pour des championnats nationaux, et tous les deux dans la même discipline : le 800 mètres. Simple combat de coqs et d’égos ? Oui et…non. Et, à vrai dire, on en est loin. Et même très loin. Il faut ajouter un constat sociétal et une plongée en apnée dans la psyché adolescente, [...]

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