Benoît Duteurtre, à contretemps

Les Chroniqueurs

Par Christian Authier


L’écrivain publie avec Pourquoi je préfère rester chez moi un recueil de chroniques diverses dans lesquelles il bouscule les modes et le prêt-à-penser de l’époque.


«Je me pose des questions. D’anciennes et de nouvelles, avec un goût marqué pour les contradictions», annonce l’auteur de Gaieté parisienne, Service clientèle ou La Rebelle – romans s’attachant à décrire (non sans légèreté et humour grinçant) quelques-unes des mutations contemporaines – dans l’avant-propos de ce recueil aux motifs variés. «Il est possible que je m’attache trop à des plaisirs disparus, voire à l’idée que certaines choses étaient « mieux avant ». Je n’ai pourtant rien contre la notion de progrès, et je suppose que notre époque en apporte beaucoup, dont d’autres se chargent de faire l’apologie… Quant à moi, en rassemblant ces diverses « polémiques », j’ai voulu épingler certaines réformes qui ne rendent pas le monde meilleur, des évolutions fâcheuses qui n’étaient pas toujours inéluctables. Cherchant à peser, dans chaque bond en avant, ce que nous gagnons et ce que nous perdons, je me livre à une critique de la vie quotidienne qui voudrait au moins inviter à réfléchir», poursuit-il.


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    La regrettable importance de la beauté

    d’Amanda Filipacchi

    Sujet sociétal

    Par Robert Pénavayre

     

    Inutile de tourner autour du problème pendant cent sept ans, le dernier roman d’Amanda Filipacchi n’est pas d’une écriture très recherchée ni d’un style souverain et encore moins affirmé. Et pourtant, le sujet ici abordé est loin d’être neutre et on peut encore moins l'accuser d'appartenir à la panoplie des thèmes à la mode. La romancière s’attaque de front au problème de l’apparence, un fait de société qui, en ces temps de peopolisation à outrance par médias interposés, fait des ravages considérables dans notre civilisation.


    S’il n’est pas question ici d’entrer dans un débat philosophique sur la question du Beau à travers les âges, la romancière aborde le sujet par le biais d’une poignée d’amis vivant à New York, un brin fantaisistes, ayant constitué un groupuscule extrêmement fermé baptisé pompeusement « Les chevaliers de la création ». En plus de problèmes d’égos surdimensionnés, selon la formule, ils vivent des relations plus que complexes avec les autres, et plus particulièrement, ceux du sexe opposé.


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