Au Muséum de Toulouse, Domestique-moi si tu peux ! se prolonge sur grand écran. Le vendredi 20 mars, la projection du film La Planète des singes accompagnera l’exposition pour interroger autrement la domestication et la place que l’humain s’est donnée face aux animaux.
Dans ce monde-là, les humains sont en cage. Les singes, eux, dirigent. Un renversement de rôles que le Muséum de Toulouse met à l’honneur avec la projection de La Planète des singes, en écho à l’exposition temporaire Domestique-moi si tu peux !
« Dans le cadre de chacune de nos expositions temporaires, on réfléchit à plusieurs projections de films qui ont un lien avec le sujet de l’exposition. Ça peut être un lien direct ou parfois seulement une autre facette du thème, une autre manière de l’aborder », explique Ali Akbari, chef de projet des expositions au Muséum. Ces projections prennent la forme de ciné-rencontres : une séance accompagnée d’une présentation pour mettre en perspective le film avec la thématique scientifique de l’exposition.

Domestication : une relation millénaire
L’exposition Domestique-moi si tu peux ! s’intéresse à la domestication et à ce qu’elle dit de notre relation au vivant. Elle explore notamment la manière dont humains, animaux et plantes ont évolué ensemble au fil des millénaires. « Elle parle du rapport qu’on a eu aux animaux et aux plantes, du fait qu’on les a sélectionnés et transformés pendant des milliers d’années pour répondre à certains besoins », explique Ali Akbari.
Mais la réflexion ne s’arrête pas aux seules espèces domestiquées. L’exposition aborde aussi une idée plus large : la manière dont les sociétés humaines se sont construites autour de règles et de comportements partagés. « On aborde aussi l’idée que l’humain s’est en quelque sorte auto domestiqué, avec des normes sociales, des comportements attendus, une manière de se présenter ou de s’habiller », poursuit-il.
“L’humain n’est plus l’oppresseur, il devient l’opprimé”
Dans ce contexte, La Planète des singes propose un renversement radical. Sorti en 1968 et réalisé par Franklin J. Schaffner, le film imagine un monde où les singes dominent et où les humains occupent la place des animaux. « Dans le film, c’est l’effet inverse : l’humain n’est plus l’oppresseur, il devient l’opprimé. Il est l’animal qu’on met en cage, qu’on contrôle, qu’on étudie », souligne Ali Akbari.

Un partenariat avec la Cinémathèque de Toulouse
La projection s’inscrit dans un partenariat régulier entre le Muséum et la Cinémathèque de Toulouse, qui organisent chaque année plusieurs séances en lien avec les expositions. Avant chaque projection, les deux institutions proposent une introduction croisée. L’occasion de replacer le film dans son contexte cinématographique mais aussi scientifique. Frédéric Thibaut, programmateur à la Cinémathèque, sera aussi présent.
« Juste avant la projection, on présente le film. La Cinémathèque apporte l’approche très cinématographique. Comment le film a été pensé, ce qu’il disait à l’époque de sa sortie. Et moi je fais le lien avec la thématique de l’exposition », explique Ali Akbari.
Infos pratiques
Projection vendredi 20 mars à 19 h 30 au Muséum de Toulouse.
Accès gratuit, sans réservation, dans la limite des places disponibles. À partir de 12 ans.
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