L’Homme a beau avoir inventé le fil à couper le beurre et les smartphones pliables, il reste un bien piètre innovateur face aux 3,5 milliards d’années d’expérience de notre très chère Terre. Pour s’en convaincre, direction le musée des Abattoirs, à Toulouse. L’établissement s’associe au Quai des Savoirs, actuellement privé de ses murs en raison de travaux, le temps d’un projet transversal dédié aux arts et aux sciences. Baptisée « À l’écoute du vivant », cette exposition met l’accent sur la notion de biomimétisme, cette ingénieuse tendance qu’a la science à copier les meilleures idées de la faune et de la flore afin de repenser notre manière d’habiter le monde.

Depuis la théorisation de ce concept par la scientifique américaine Janine Benyus dans les années 1990, l’étude des structures biologiques a largement dépassé le cadre des laboratoires pour inspirer la démarche des plasticiens. Le visiteur est invité à détrôner l’humain de son piédestal imaginaire pour observer comment la nature innove, s’adapte et collabore. En somme, le parcours dispense une salutaire leçon d’humilité.
Une relecture contemporaine des mécanismes naturels
Pour donner corps à cette philosophie, trois artistes unissent leurs forces. Nourris par une veille attentive de l’environnement, Pierre Jean Giloux, Jérémy Gobé et Paula Nishijima croisent leurs regards et mettent en partage leurs observations pour proposer une série d’œuvres et de biomatériaux novateurs. Leurs travaux tendent à mettre en lumière les relations d’interdépendance qui nous lient au reste du biome terrestre.
Le rendez-vous est pris aux Abattoirs jusqu’au 1er novembre 2026. Les visites s’effectuent du mercredi au vendredi (de 12h à 18h) et le week-end (de 10h à 18h). Côté budget, il faudra s’acquitter de 12 € pour les adultes et de 6 € en tarif réduit, tandis qu’une gratuité totale est accordée aux moins de 12 ans.
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