Accueil » Cinémathèque de Toulouse • Cinéma en plein air

Cinémathèque de Toulouse • Cinéma en plein air

by Bruno del Puerto

A la Cinémathèque, dix classiques à revoir cet été

Les étés de la Cinémathèque de Toulouse sont les plus beaux qui soient. Les projections se déroulent dans la cour de l’institution, 69, rue du Taur (avant d’être reprises en salle) et permettent, sous les étoiles, de rêver les yeux ouverts. 44 films sont programmés du 8 juillet au 29 août, dans des registres très différents : classiques du cinéma, succès récents et longs métrages à voir en famille. Nous en avons sélectionné dix.

Vacancesromaines
Audrey Hepburn et Gregory Peck dans « Vacances romaines ». Photo Cinémathèque de Toulouse

« A bout de souffle », de Jean-Luc Godard (1960)

Ceux qui ont vu « Nouvelle vague », le film du tournage du classique de Godard par Richard Linklater, sorti l’an dernier, seront avides de retrouver du formidable duo Jean Seberg/Jean-Paul Belmondo dans ce polar à la fois très frais et totalement tragique. Quant à la musique, géniale, elle est signée du jazzman Martial Solal (9 juillet).

« E.T., l’extra-terrestre », de Steven Spielberg (1982)

Bien mieux que son dernier film sur le sujet, le longuet « Disclosure day », actuellement au cinéma, « E.T. » est un modèle du genre, à la fois spectaculaire, féerique et bouleversant. Impossible d’oublier l’amitié entre un ado rêveur et le petit bonhomme venu de l’espace. Et de ne pas chantonner la fameuse musique de John Williams. A noter que c’est sur un autre Spielberg, « Rencontres du 3etype » que se conclura la programmation estivale de la Cinémathèque (11 juillet).

« Tout sur ma mère », de Pedro Almodovar (1999)

Une mère infirmière élève seule son fils adolescent. Tel est le point de départ d’un des meilleurs Almodovar. Sublime mélodrame dans lequel Marisa Paredes et Penélope Cruz nous captivent, nous charment, nous enflamment. Au risque de radoter dans ce domaine, l’émotion que provoque le film tient aussi à la magnifique partition d’Alberto Iglesias, complice de longue date d’Almodovar (19 juillet).

Chateau
Merveilleux « Château ambulant ». Studio Ghibli

« Le château ambulant », d’Hayao Miyazaki (2004)

Deux films d’animation seront projetés dans la cour de la Cinémathèque : « Flow », l’histoire sans paroles d’un chat qui doit survivre à une énorme inondation (13 août) et donc ce « Château ambulant », peut-être le plus beau des Miyazaki, le plus inventif, le plus merveilleux. Sur grand écran, sa splendeur sera intacte (24 juillet).

« Quand Harry rencontre Sally », de Rob Reiner (1989)

Petit hommage au réalisateur récemment disparu avec ce modèle de comédie romantique dans laquelle un homme et une femme (chabadabada) se connaissent à la fin des années 1960, s’éloignent, se retrouvent, s’ignorent, se rejettent, s’aiment enfin… Meg Ryan et Billy Crystal brillent grâce à d’excellents dialogues. Et la musique (on y revient) d’Harry Connick Jr est d’une « coolitude » absolue (2 août).

« La piscine », de Jacques Deray (1969)

La quintessence du cinéma français « commercial » des années 1960 réunissant un solide metteur en scène et un duo vedette fascinant (Romy Schneider et Alain Delon) sur un scénario machiavélique à souhait. En prime, aux côtés également de Maurice Ronet, Jane Birkin est une révélation troublante de sensualité. D’autres rencontres au bord de l’eau sont au programme, le 29 juillet, en version plus hard et gay friendly, avec « L’inconnu du lac », d’Alain Guiraudie (7 août).

« Seven », de David Fincher (1995)

Frémir, dans la nuit étoilée, à la poursuite d’un tueur en série est un plaisir qui ne se refuse pas. David Fincher (qui devrait laisser tomber les plateformes pour réaliser de vrais films pour le cinéma) nous l’offre avec l’excellent tandem policier joué par Morgan Freeman et Brad Pitt. Sans oublier Kevin Spacey, depuis retiré des voitures à son corps défendant (14 août).

« Vacances romaines » de William Wyler (1953)

Le titre est suffisamment explicite et tient parfaitement ses promesses. La mirifique Audrey Hepburn visite la Ville éternelle sur une Vespa pilotée par Gregory Peck. Et les spectateurs de les suivre, charmés aujourd’hui comme au premier jour (23 août).

« Le dictateur », de Charlie Chaplin (1940)

Doit-on rappeler à quel point ce film comique et tragique a marqué l’histoire du cinéma ? Et combien son actualité n’a jamais cessé, tant les autocrates, avec ou sans moustache, continuent de vouloir mettre le monde sous leur coupe… (27 août).

Cinéma en plein air, du 8 juillet au 29 août à la Cinémathèque de Toulouse (69, rue du Taur).

Jean-Marc Le Scouarnec 


Fifigrot 2026

Festivals

Articles récents