Du mercredi 4 février 2026 au vendredi 6 février 2026, le ThéâtredelaCité présente Santa Park, une création théâtrale foisonnante et originale conçue pour un public familial dès 8 ans. Mise en scène par Ambre Kahan et la Compagnie Get Out, cette fable poétique mêle imaginaire, peur et émerveillement, pour interroger la manière dont l’enfance embrasse à la fois la joie, le merveilleux et les frissons.

Une fable étrange à l’orée de l’enfance
Santa Park explore les souvenirs d’enfance, ces moments chargés de premières fois, de lectures répétées, de films visionnés encore et encore, et de peurs délicieuses qui font partie de la découverte du monde. La pièce s’intéresse à ce que nous gardons de cette époque où l’on peut simultanément rire et frissonner. La peur devient presque un personnage à part entière, un élément du plaisir théâtral lui-même.
La dramaturgie, signée Tristan Rothhut, plonge le public dans un paysage métaphorique peuplé de créatures, de livres, de sons et de figures fantasmagoriques, établissant une atmosphère qui oscille entre le conte et une sorte de rêve éveillé. Le récit questionne subtilement le rapport à la peur, à la curiosité et à la mémoire. Il souligne que ce qui nous effrayait enfant peut aussi devenir une source d’émerveillement et de compréhension de soi.
Une approche visuelle et sonore immersive
La mise en scène de Ambre Kahan se distingue par une forte dimension visuelle et sensorielle, où masques, costumes, lumières et musique s’imbriquent pour créer un univers à la fois mystérieux et accessible. Les interprètes, Hicham Boutahar, George Cizeron, Elise Martin et Tristan Rothhut, incarnent avec finesse ces personnages. Ils émergent d’un décor à la fois onirique et évocateur. Le travail de Louise Digard sur les masques et les éléments visuels apporte une qualité plastique marquante, tandis que la création sonore d’Orane Duclos enveloppe l’espace pour faire vibrer les sensations du public.
Ce mélange de linguistique dramatique, de théâtre d’objets et de jeu corporel donne à Santa Park une dimension quasiment cinématographique. Les scènes semblent surgir et se dissoudre comme dans un rêve, offrant des moments d’intensité et de surprise qui captivent aussi bien les enfants que les adultes.
Confronter la peur avec humour et tendresse
L’une des grandes forces de Santa Park est sa façon de mettre la peur en scène sans effrayer réellement, mais plutôt en la transformant en outil de découverte. La peur n’est pas censée être une menace, mais une épreuve douce qui accompagne l’apprentissage et la conscience de soi. En donnant le rôle d’héroïne à la peur, Ambre Kahan et son équipe invitent les spectateurs à rire de leurs propres frissons et à comprendre pourquoi ces sensations, souvent associées à l’enfance, restent ancrées dans notre mémoire.
Cette approche ludique rappelle, par certains aspects, les univers visuels proches du cinéma fantastique pour enfants ou des contes gothiques contemporains. Lieux étranges, créatures attachantes, ambiance nocturne et une pointe d’humour qui désamorce la terreur pure. Ainsi, la pièce peut être perçue comme un conte initiatique moderne, où les figures de la peur se transforment en compagnons de jeu plutôt qu’en dangers absolus.
ThéâtredelaCité
du mercredi 4 février 2026 au vendredi 6 février 2026
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