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Puisque c’est comme ça je vais faire un opéra toute seule, la révolte créative d’une héroïne qui transforme la colère en musique

by Julie Rodriguez

À L’Escale de Tournefeuille le dimanche 22 mars 2026, le spectacle Puisque c’est comme ça je vais faire un opéra toute seule mêle théâtre, chant et récit initiatique. Portée par la Compagnie Je garde le chien, cette création explore l’émancipation et la force de l’imaginaire à travers le portrait d’une jeune femme décidée à créer sa propre œuvre, coûte que coûte.

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Un opéra né d’une colère

Tout commence par un refus. Celui que subit Anya, une jeune femme qui rêve d’écrire un opéra mais se heurte à une idée encore tenace : les grandes compositrices n’existeraient pas. Face à cette barrière, elle ne renonce pas. Au contraire, elle se replie pour inventer sa propre musique, libre et personnelle. Ce point de départ, simple et universel, structure l’ensemble du spectacle. La colère devient un moteur. Elle nourrit la création et ouvre un espace imaginaire où se mêlent souvenirs, folklore, influences modernes et visions intérieures.

Cette trajectoire intime permet d’aborder des thèmes accessibles à tous : le droit de rêver, la liberté d’expression et la construction de soi. Plusieurs présentations du spectacle insistent sur cette idée d’émancipation, où la rage se transforme en énergie créatrice.

Un spectacle à la croisée des disciplines

La création, écrite et mise en scène par Claire Diterzi avec la collaboration de Kevin Keiss, se situe à la frontière du théâtre musical et du récit scénique. Elle associe jeu, chant et mouvement dans une forme volontairement hybride.

Sur scène, une interprète incarne Anya et donne vie à cet univers sonore et imaginaire. La musique y occupe une place centrale : elle n’est pas seulement accompagnement, mais matière dramatique. Les inspirations peuvent aller du folklore aux sonorités contemporaines, traduisant les influences multiples du personnage.

Ce mélange de registres participe à l’originalité du spectacle. Il permet de toucher différents publics, notamment les plus jeunes, tout en proposant une lecture plus symbolique pour les adultes. Une œuvre accessible dès l’enfance, tout en restant riche de sens pour tous les âges.

Une fable sur la liberté et la création

La pièce s’inscrit dans une réflexion plus large sur la place des femmes dans la création artistique. Le refus auquel se heurte Anya agit comme un révélateur : il montre combien certains stéréotypes peuvent encore influencer les parcours.

La réponse du personnage est simple : créer malgré tout. Seule, avec ses moyens, sans attendre l’autorisation de qui que ce soit. Ce geste donne au spectacle une dimension universelle. Il parle à tous ceux qui ont déjà ressenti le besoin de défendre une idée ou une passion.

Le récit met aussi en avant la puissance de l’imaginaire. Les fantômes du passé, les muses et les images intérieures deviennent des partenaires de création. La scène se transforme alors en espace mental, où la musique et le théâtre dialoguent pour traduire un monde intérieur.

L’Escale
dimanche 22 mars 2026
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