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Là • Baro d’evel

by Administrateur

Là séduit par son incongruité, ses chants opératiques, ses vocalises décalées. Jouant sur les jeux de lumière, sur le contraste graphique du noir et blanc, le duo Baro d’evel invite à une ballade onirique, nostalgique entre passé et présent. Mediapart

Baro d'evel
© François Passerini

Au commencement, il y aurait le geste réduit à l’essentiel : deux corps, deux genres, deux couleurs, deux dimensions, deux règnes, une même solitude, le même désir tenace que ça continue et que ça recommence. La même envie profonde de se laisser transformer par l’autre, déplacer par l’autre.

Comme si tout n’existait que d’être troublé ou traversé. Il y aurait deux humains et un corbeau pie s’embarquant les uns les autres dans un drôle de ballet sensible et poétique, où chaque corps fait trace, où chaque histoire s’écrit.

Premier volet d’un diptyque, Là de Baro d’evel est un prologue, un geste brut et nu qui circule entre corps et voix, entre rythmes et portés, entre chute et élan. Rien ne s’y fixe, rien ne s’y installe, tout s’y laisse dévaler. Avant-poste de Falaise, cette première pièce donne à voir cette langue sans mot ni arrêt qui se déroule sous nos vies. Elle retourne comme un gant l’espace du dedans et nous invite à nous observer dans la surface changeante que nous tendent nos gestes.

Zoomant sur le présent de l’ici et maintenant, Là revisite nos gestes ignorés, nos mouvements impulsifs, ceux de la saccade, ceux du spasme ou du cri, ceux de la vie n’importe comment, ceux de la vie à tout prix.

En coproduction et présenté avec le Théâtre de la Cité

Théâtre Garonne
du mercredi 22 au samedi 02 juillet 2022
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