Vous l’avez d’abord connu sous le nom Japan Touch puis Tokyo Market : l’évènement le plus nippon de la rentrée toulousaine sera de retour au jardin Compans-Caffarelli les samedi 5 et dimanche 6 septembre 2026. Cette 9e édition marque les prémices d’une nouvelle identité. Le festival gratuit est désormais baptisé MIWA, et promet d’être encore plus ancré dans l’esprit des matsuri, ces fêtes populaires japonaises accessibles à tous.

Un nouveau départ. D’abord déployé sous l’appellation Japan Touch, le Tokyo Market a fait vibrer les Toulousains au rythme du Japon durant 8 éditions, à chaque rentrée. Au cœur de son ADN : un concept ancré dans la tradition des matsuri, une entrée gratuite, et un rendez-vous au sein du jardin Compans-Caffarelli. Tous ces éléments seront conservés lors de la prochaine édition, organisée les 5 et 6 septembre prochains, mais le festival nippon prend un nouvel élan cette année.
Cette ère à s’ouvrir est tout d’abord marquée par un changement de nom. L’évènement devient MIWA, contraction des termes Niwa (pour jardin) et Matsuri (pour les fêtes dont le festival s’inspire). La rencontre promet d’ailleurs une expérience plus culturelle, plus immersive, et plus ancrée dans l’esprit des fêtes de quartier japonaises. L’idée est de proposer plus qu’un salon ou une convention : deux jours pour s’immerger, et s’émerveiller de la culture japonaise.

Le Village Kodomo, nouveauté 2026
Le programme promet encore une grande diversité d’animations. Cérémonie du thé, village de créateurs, cosplay, représentations artistiques, gastronomie… Sans oublier l’art du manga, qui détiendra une place importante dans la programmation à travers des ateliers créatifs, rencontres et conférences, à l’instar des arts martiaux et des budō, qui jouiront d’un espace spécialement consacré aux démonstrations et initiations. Ici, pratiques anciennes et découvertes contemporaines se côtoient pour séduire toute la famille, et plus largement, créer une communauté éphémère d’initiés et néophytes.
Cette 9è édition sera également le théâtre d’une nouveauté plus qu’ancrée dans une démarche participative : le Village Kodomo. Ici, les enfants (et adultes qui ont gardé leur curiosité intacte) auront l’opportunité de prendre part à des ateliers animés par des créateurs et artisans passionnés. Au menu : origami, calligraphie, tenkoku, aquarelle, manga, yokai, daruma et bien plus encore. L’objectif : proposer une véritable transmission par le geste. Les habitants de la Ville rose sont donc invités à (re)découvrir le festival, dont les fondements sont conservés, dans une version au service de l’expérience et plus ancrée dans la culture japonaise.
PS : M. Hideyuki Adachi viendra spécialement du Japon pour présenter son savoir-faire autour du kakigōri, l’un des desserts glacés emblématiques de l’été japonais, indissociable de l’atmosphère des matsuri. Comme toujours, les gourmands sont plus que les bienvenus !

Cinq questions à Julien Bailleux, nouveau directeur du festival

Vous reprenez le flambeau de la Japan Touch/du Tokyo Market avec MIWA. Quels sont les tenants et les aboutissants de cette transition ?
La Japan Touch qu’avait conçue Jean-Pierre (Jean-Pierre Gimenez, fondateur du festival, ndlr) était un évènement auquel on participait depuis la première édition en 2017. On était nous-mêmes exposants historiques avec mon association d’arts martiaux. Et avant d’arrêter, Jean-Pierre m’a naturellement fait part de son projet de départ en retraite. Puis il m’a rappelé en février dernier pour me nommer successeur. Ça m’a fait grand plaisir, puisqu’on souhaitait organiser des évènements au cœur de la culture du Japon. La première question qu’on s’est posée en reprenant l’évènement avec mes équipes était « qu’est-ce qui nous ferait vibrer ? », en sachant que la promesse de départ instiguée par Jean-Pierre est celle des matsuri.
Justement, MIWA est présenté comme encore plus ancré dans la tradition des matsuri. Comment cette promesse se traduit-elle ?
Ce qu’on voulait amener un peu plus – avec la transition et le nouveau nom – c’était le côté festif des matsuri, le côté festival. Ça veut dire de la danse, du chant, de la musique… Avec le nom Tokyo Market par exemple, on ne s’y retrouvait pas. Il évoquait plus un côté mercantile. Il y avait aussi plus de choses asiatiques mêlées, tandis que nous allons resserrer l’évènement sur le Japon et sur l’aspect matsuri. On commence alors à entamer une programmation scénique.
On accueillera notamment l’artiste japonaise Emiko Ōta et Sawada Harugin 沢田春吟, virtuose français du Tsugaru-shamisen 津軽三味線, pour faire découvrir au public cette forme particulièrement puissante et percussive du shamisen. La programmation artistique réunira également taiko 太鼓, min’yō 民謡, yosakoi よさこい, NekoNin, danse et performances autour des arts japonais. Dans nos objectifs à court, moyen et long terme, il est question de renforcer cette programmation scénique, même si on a déjà réussi le pari de réunir des artistes cette année.
Vous présentez également une nouveauté cette année avec le Village Kodomo. Pouvez-vous nous en parler davantage ?
Le village Kodomo est construit autour d’ateliers, car ce qui fait vibrer un évènement et un festival, c’est aussi le côté participatif. C’est une question de transmission. Les familles vont pouvoir participer à des ateliers calligraphiques, des ateliers d’aquarelle, des ateliers pour créer des tampons – parce qu’au Japon il n’y a aucun voyage sans avoir des tampons – des ateliers de manga avec l’école internationale de manga… Il y aura aussi une conteuse et un illustrateur qui va illustrer des yokai, c’est-à-dire des créatures et esprits du folklore japonais, parfois facétieux, inquiétants ou protecteurs. On les retrouve partout, même dans les dessins animés, les Ghibli. En parallèle, on retrouvera une offre sucrée, et certaines choses comme la cérémonie du thé restent cette année.
Quels objectifs vous fixez-vous pour cette 9è édition, qui est aussi la première de MIWA ?
L’objectif est déjà de réussir la transition avec la nouvelle équipe, de fédérer le public autour du nouveau nom. Avec MIWA, l’idée était aussi de trouver un nom qui n’existait pas encore pour que les gens puissent s’approprier vraiment ce festival. Nous sommes une association, donc l’objectif n’est pas du tout lucratif, ou même de démolir ce qu’avait fait Jean-Pierre auparavant. On s’inscrit dans une continuité tout en amenant un côté plus festif. Ainsi, on souhaite que tous nos partenaires, nos exposants, et nos festivaliers se régalent un petit peu plus avec une expérience plus pleine du Japon.
Enfin, comment expliquez-vous l’engouement des Toulousains pour la culture japonaise ?
Je pense que les raisons sont multiples, en tout cas, ce qui est sûr, c’est que le Japon fascine. En tant que professeur d’arts martiaux, je sais que beaucoup d’élèves viennent par les mangas, d’autres par la culture geek, ou d’autres encore par le côté traditionnel et ce qu’on appelle les budos, la voie des arts martiaux. Il y a aussi un pont culturel qui a été créé, notamment par la Région et même dans le rugby. Sans oublier les nombreuses associations qui œuvrent pour diffuser cette culture, qui seront encore présentes au sein de MIWA. D’ailleurs, l’ambassadeur M. Sugiyama viendra aussi cette année, puisque nous avons le soutien de l’ambassade du Japon, chose que n’avait pas la Japan Touch. Avec MIWA, on veut vraiment être en lien direct avec les institutions, les partenaires, les acteurs locaux, et mettre en valeur la scène toulousaine.
• Téléchargement de la brochure


