Du samedi 11 avril 2026 au samedi 23 mai 2026, la Galerie 24 accueille la nouvelle exposition du graffeur Ceet Fouad. Inspirée par ses voyages, Favelas plonge les visiteurs dans une ville imaginaire, entre architecture décalée, street-art, poésie et personnages emblématiques de l’artiste toulousain, les Chicanos.

De Hong Kong à Manille, en passant par Medellín, La Réunion ou encore Toulouse; Ceet Fouad se nourrit de ses voyages. L’artiste s’inspire de ces architectures croisées dans le monde entier, et Favelas en est le résultat. Avec cette exposition, présentée pendant plus d’un mois à la Galerie 24 proche de François Verdier, il déploie un univers urbain foisonnant, des favelas sud-américaines ou aux bidonvilles asiatiques. Des constructions empilées, bricolées, parfois précaires, mais qui représentent la vie.
Les façades s’imbriquent, les lignes se croisent et les perspectives se fragmentent. Les bâtiments semblent tenir en équilibre, suspendus. La couleur y occupe une place centrale, éclatante. L’artiste transforme la réalité pour construire une ville rêvée, traversée par la mémoire des lieux et l’esthétique du graffiti. Une ville-monde où le chaos inspire, et où chaque détail raconte une histoire.

Les emblématiques Chicanos
Cachés derrière une fenêtre, perchés sur un toit ou flottant entre deux immeubles, ils sont de retour. Chaque paysage présenté avec Favelas abrite les célèbres poulets de l’artiste, les Chicanos. Ils peuplent ces architectures denses et représentent une métaphore de l’humain. Ceet Fouad interroge notre manière d’habiter le monde. Comment coexister dans des espaces contraints ? Comment trouver sa place dans la masse ? Ces personnages, graffés et reconnus dans le monde entier, sont devenus la marque de fabrique de l’artiste depuis plus de 10 ans.

Ceet Fouad, pionnier et figure majeure du street-art
Ceet Fouad s’installe à Toulouse en 1978. Il débute le graffiti dans les années 1980, au moment où la discipline s’impose en Europe. Son travail se développe d’abord dans l’espace public, avant d’investir galeries et institutions, mais en conservant cette même énergie de la rue. Plusieurs années passées à Hong Kong marquent un tournant dans sa pratique. Impressionné par la grandeur des mégapoles asiatiques, il développe une approche architecturale de la ville. C’est dans ce contexte que naît son personnage emblématique. À son arrivée en Chine, confronté à la barrière de la langue, l’artiste dessine pour se faire comprendre. C’est dans un restaurant que naît spontanément son premier croquis des Chicanos. Un premier poussin, qui devient rapidement signature. Un personnage visible aux quatre coins de la Ville rose, sous le pont des Demoiselles, en bord de périphérique sur l’usine RTE, aux Ponts Jumeaux ou encore sur la place Arnaud-Bernard.
• Galerie 24 – 24 rue Croix Baragnon – Toulouse
