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Avec Top Down, la compagnie la triochka renverse les rapports de pouvoir

by Julie Rodriguez

Trois acrobates, trois corps, trois rôles qui basculent. Avec Top Down, présenté le samedi 18 avril 2026 à la Grainerie, la compagnie La Triochka propose une pièce de cirque contemporain à la fois précise et accessible. À travers des portés acrobatiques millimétrés, les artistes interrogent les mécanismes de domination et de hiérarchie qui traversent nos relations quotidiennes.

Quand le cirque explore les relations humaines

Dans le cirque contemporain, la prouesse physique ne suffit plus. Les artistes cherchent aussi à raconter le monde. C’est précisément l’ambition de Top Down, création de la compagnie La Triochka, accueillie à La Grainerie, lieu majeur des arts du cirque dans la métropole toulousaine. Sur scène, trois circassiennes construisent une partition acrobatique fondée sur les portés. Le dispositif est simple : trois femmes, une grande, une moyenne, une petite. Mais cette apparente simplicité devient rapidement le moteur d’une réflexion plus large sur les rapports de pouvoir.

À travers une succession de figures acrobatiques, les artistes déplacent sans cesse ces rôles. Les positions dominantes s’inversent, les équilibres se déplacent et les corps inventent de nouvelles formes de coopération. Le spectacle explore ainsi la place que chacun occupe dans un groupe et celle qu’il accepte de laisser aux autres, une question au cœur des relations sociales contemporaines.

Un trio féminin né du cirque collectif

Derrière Top Down, on retrouve les trois artistes de la compagnie La Triochka : Clémence Gilbert, Alice Noël et Marianna Boldini. Toutes se sont rencontrées en 2016 lors du projet Les Voyages de la compagnie XY, référence internationale du cirque acrobatique collectif. Spécialisées dans les portés acrobatiques, elles développent depuis plusieurs années un travail centré sur la relation entre les corps. Leur nom, inspiré des poupées russes, évoque justement cette idée d’emboîtement et de complémentarité.

Dans Top Down, cette logique devient un véritable langage scénique. Les artistes jouent avec leurs différences physiques. La grande devient socle, la petite voltige, la moyenne relie les deux. Mais ces fonctions ne sont jamais figées. À tout moment, une figure peut redistribuer les cartes. Le trio compose ainsi une “danse verticale à trois”, où chaque mouvement dépend de la confiance accordée à l’autre.

Une métaphore du monde du travail

La dramaturgie du spectacle s’appuie sur une image familière : celle d’une organisation hiérarchique. Au début de la pièce, les positions semblent clairement établies. Les gestes se répètent comme un rituel. Chacune occupe une place précise dans ce système. Mais un détail change tout. Une hésitation. Un geste imprévu. Une main tendue.

Cette petite brèche suffit à bouleverser l’équilibre du groupe. Peu à peu, les artistes expérimentent d’autres façons d’être ensemble. Elles perturbent les règles, testent leurs limites et cherchent une nouvelle forme d’équilibre collectif. Le spectacle évoque ainsi les mécanismes de domination et de soumission qui traversent le quotidien, qu’il s’agisse du monde professionnel ou des relations personnelles.

La Grainerie
samedi 18 avril 2026
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