Du 31 mars au 3 avril 2026, le ThéâtredelaCité accueille La guerre n’a pas un visage de femme, une création de la metteuse en scène Julie Deliquet, adaptée du livre de la Prix Nobel de littérature Svetlana Alexievitch. Sur scène, une dizaine de comédiennes redonnent voix aux femmes soviétiques engagées dans la Seconde Guerre mondiale, longtemps restées invisibles dans les récits officiels.

La guerre est souvent racontée par les hommes. Dans les livres d’histoire, les figures masculines dominent les récits, les batailles et les mémoires. Pourtant, durant la Seconde Guerre mondiale, des centaines de milliers de femmes soviétiques se sont engagées pour lutter contre les armées hitlériennes. C’est à partir de cette réalité méconnue que l’écrivaine biélorusse Svetlana Alexievitch entreprend, dans les années 1970, une vaste enquête.
Pendant plusieurs années, elle recueille les témoignages de ces anciennes combattantes, révélant un autre visage du conflit. Ce travail donnera naissance au livre La guerre n’a pas un visage de femme, devenu un ouvrage majeur de la littérature documentaire et récompensé par le prix Nobel de littérature attribué à Alexievitch en 2015.
L’adaptation scénique de Julie Deliquet
Pour porter ces récits sur scène, la metteuse en scène Julie Deliquet propose une adaptation chorale qui s’appuie sur la richesse des témoignages collectés par Alexievitch. Son travail consiste à recomposer ce matériau documentaire pour en faire une pièce théâtrale cohérente, où les voix individuelles se mêlent et se répondent.
Sur le plateau, les histoires se croisent et composent une mosaïque de souvenirs. Une journaliste vient recueillir les paroles de ces femmes, qui racontent tour à tour leurs engagements, leurs combats et leurs blessures. L’oralité des récits devient alors le moteur de la dramaturgie. La force du spectacle réside dans cette polyphonie. Chaque témoignage apporte un fragment d’histoire, un point de vue singulier sur la guerre. Ensemble, ces voix dessinent un portrait collectif d’une génération de femmes.
Depuis plusieurs années, Julie Deliquet s’est imposée comme une figure majeure du théâtre contemporain, notamment par son travail autour de textes documentaires et d’écritures collectives. Dans La guerre n’a pas un visage de femme, elle poursuit cette exploration en donnant à entendre une mémoire longtemps restée dans l’ombre.
ThéâtredelaCité
du mardi 31 mars au vendredi 3 avril 2026
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