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« 66 jours », l’autobiographie scénique sde Théo Askolovitch au Sorano

by Ines Desnot

Le Théâtre Sorano accueille 66 jours, seul-en-scène poignant de Théo Askolovitch, lundi 13 avril 2026. Entre humour lucide et confidence intime, ce spectacle autobiographique retrace le combat d’un jeune homme face à la maladie et transforme l’épreuve personnelle en une expérience théâtrale sensible et profondément humaine.

Dans la programmation engagée du Théâtre Sorano à Toulouse, certaines propositions s’imposent comme des expériences sensibles plus que comme de simples spectacles. 66 jours appartient clairement à cette catégorie. Écrit et interprété par Théo Askolovitch, ce seul-en-scène plonge le public dans un récit autobiographique à la fois frontal, drôle et profondément humain.

Sur scène, le jeune homme raconte sans détour les soixante-six jours qui ont bouleversé sa vie : l’annonce d’un cancer, l’hospitalisation, les traitements et le face-à-face avec la peur. Le dispositif est volontairement épuré. Pas de distance, pas d’artifice inutile. Le texte repose avant tout sur la parole, l’adresse directe et la capacité de l’interprète à naviguer entre humour et fragilité. Cette économie de moyens renforce la puissance du propos et place le spectateur dans une position d’écoute presque intime.

Le spectacle s’inscrit dans une tradition contemporaine du théâtre autobiographique, où l’expérience personnelle devient matière artistique et terrain de partage collectif. Mais 66 jours évite soigneusement le pathos. L’écriture privilégie la sincérité et une forme de lucidité teintée d’autodérision.

L’humour pour faire face à la douleur

Ce qui frappe d’emblée dans la démarche d’Askolovitch, c’est la coexistence constante du rire et de l’angoisse. Le personnage parle fort, plaisante, détourne la gravité pour ne pas se laisser envahir par la peur. Il transforme même certains détails médicaux en situations comiques, révélant une volonté de reprendre le contrôle par le langage.

L’humour devient ainsi un outil de résistance. Il n’efface pas la douleur, mais il la rend partageable. Le spectacle propose une vision de la maladie qui n’est ni héroïque ni misérabiliste : simplement humaine. Cette tension entre légèreté et gravité constitue l’un des ressorts majeurs de l’émotion ressentie par le public.

Par ailleurs, la pièce est portée par la compagnie Saiyan et bénéficie de collaborations artistiques qui soulignent son inscription dans la jeune création contemporaine. Cette dynamique correspond pleinement à la ligne artistique du Théâtre Sorano, lieu historique toulousain reconnu pour son soutien aux écritures actuelles et aux formes scéniques émergentes.

Théâtre Sorano
Lundi 13 avril 2026
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