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Lundi 17 Juin 2019

Théâtre du Capitole

Werther au Capitole ? Vallée des larmes assurée

Par Michel Grialou

Dans une production ayant déjà fait ses preuves question décors et costumes et lumières et mise en scène, on retrouve l’opéra le plus émouvant de Jules Massenet à partir du 20 juin, au Théâtre du Capitole, jusqu’au 2 juillet. Lacrimosa dies illa.

 

Nicolas Joel © Elisa Haberer
Nicolas Joel © Elisa Haberer

 

Les Souffrances du jeune Werther seront assurées par Jean-François Borras, l’un des plus importants ténors de la jeune génération, doublure de Jonas Kaufmann au Met dans ce même rôle. Quant à Charlotte que tout embellit, glorifie, excuse, il faut une mezzo-soprano toute en émotion et détermination sans excès, le timbre requis conférant au personnage une intensité dramatique peu commune : c’est pour Karine Deshayes dont la magnifique carrière a pris son envol ici même. Ses qualités la conduisent dans des opéras de Mozart à Massenet en passant par Rossini, Meyerbeer, …mais aussi au récital et au concert.

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Si l’opéra-comique de Massenet – il est désigné ainsi puisque donné sur la scène de cette salle parisienne – contribua à populariser davantage le roman de jeunesse de Goethe, il n’en reste pas moins vrai que l’œuvre jouissait déjà non seulement d’une juste renommée de par sa valeur intrinsèque mais encore certains la tenaient pour une des dates essentielles de l’histoire de la littérature européenne. Comme si, 1774, le coup de pistolet de Werther signait l’acte de naissance du romantisme. Le Sturm und Drang a trouvé son astre, son manifeste. On sait que la jeunesse d’Allemagne, et bien vite, celle d’Europe, fit de Werther son messager et son modèle, jusqu’à provoquer des suicides. Goethe se défendra d’ailleurs d’être assimilé à son héros.

 

Jean-François Verdier
Jean-François Verdier

 

Si l’élaboration du livret de l’opéra fut un épisode complexe, le roman de Goethe, dans une certaine mesure, est bien autobiographique. Lui-même choisit la fuite comme échappatoire. Pour son roman, il opte pour un dénouement beaucoup plus théâtral. Si on s’attarde un peu sur le héros, on remarquera que, ce dernier, aux traits à peine modifié par les librettistes, devient sous la plume du compositeur, un violent et un passionné fougueux rejetant souvent au loin la rêverie. C’est qu’il s’est écoulé plus d’un siècle de passion romantique entre le roman du poète et l’élaboration de l’opéra.

De Goethe à Schiller, lettre de 1797 : « Seule la musique peut amplifier, commenter et enrichir un drame, dont nous ne pouvons avec notre pauvre vocabulaire de poètes, qu’esquisser les contours. » Remarque : Werther a été créé à Vienne, en allemand, le 16 février 1892, à la demande d’Ernest Van Dyck, le plus grand ténor wagnérien de l’époque, alors qu’en France, sous prétexte d’Exposition Universelle, on préférait donner Esclarmonde du compositeur, opéra beaucoup plus riche en décors et costumes. À Paris, ce sera pour le 16 janvier 1893. Massenet a trouvé son ténor, justement repéré dans Esclarmonde : ce sera le ténor toulousain Guillaume Ibos, de renommée internationale, comme on dit. Il faudra dix années pour que Werther assoie sa réputation. Remarque, la création au Capitole eut lieu durant la saison 1892-93, dans la foulée de Paris …mais sans Ibos, né à Muret en 1860. La création fut qualifiée de prestigieuse et éclatante alors.

 

Jean-François Borras © Youness Taouil
Jean-François Borras © Youness Taouil

 

On a écrit que Werther était un long requiem, lacrimosa dies illa, jour plein de larmes que celui-là. Requiem à un jeune poète, s’achevant in paradisum : « C’est le chant de la délivrance, l’hymne de pardon redit par l’innocence ». Mais ce qui fait la poésie et la force unique de cette déploration, c’est qu’elle dédaigne le théâtre, théâtre auquel elle est pourtant destinée. Les larmes sont partout à l’intérieur de la musique, mais ne perturbent jamais une ligne de chant toujours simple et dépouillée, souvent tendre jusqu’à se rompre. Massenet, génie de l’effet théâtral, s’en est abstenu ici. Pas de théâtralité, mais une poésie douce et morbide d’autant plus passionnée qu’elle se censure, une fusion inouïe de l’élégiaque et du tragique. Vous l’avez compris, les larmes font partie intégrale de cet opéra. Elles coulent, coulent, non pas des sanglots mais de “patientes gouttes“ jusqu’à la bénédiction du héros sur sa tombe « d’une douce larme en son ombre tombée. »

Ainsi, Massenet nous livre des mélodies les plus libres, attendries, émues, vibrantes enfin. Tout en conférant à l’orchestre une participation intense s’appuyant sur une partition des plus sincères. Rude tâche pour le chef d’orchestre, Jean-François Verdier en charge du plateau et des forces vives de l’Orchestre national du Capitole et de la Maîtrise du Capitole pour les scènes d’enfants qui ouvrent et clôturent à la fois l’opéra sur leur Chants de Noël. Un chef qui devra mettre en valeur la place considérable que Massenet a donné à dame Nature, Prélude frissonnant, Clair de lune mystérieux, voluptueux,  Scène des tilleuls, puis Nuit de Noël, glaciale et haletante, suite d’admirables peintures musicales de la Nature.

 

Karine Deshayes © Aymeric Giraudel
Karine Deshayes © Aymeric Giraudel

 

La principale transformation question personnage, c’est bien Charlotte. On sait l’amour de Jules Massenet pour l’éternel féminin et le nombre d’opéras qu’il leur a consacrées : pas moins de quatorze ouvrages désignés par un nom féminin. Ici, Charlotte est victime du devoir,  elle doit épouser Albert par raison, consciente de son amour pour un autre. À peine esquissée au premier acte, et deuxième, elle s’impose au troisième dans la résignation du sacrifice, dans la grandeur du renoncement. Ce n’est plus elle mais Albert qui enverra Werther au suicide. Progressivement, Charlotte devient une figure tragique, aimée et aimant passionnément, impression renforcée par la tessiture grave du rôle, choisie par le compositeur éloignant celle de soprano qui aurait pu priver le personnage du galbe émotionnel nécessaire. C’est donc le choix d’une mezzo-soprano, et le timbre de Karine Deshayes semble fort en accord avec celui souhaité par Massenet.

 

 

Enfin, Il y a Sophie interprétée par Florie Valiquette, sœur de Charlotte, fraîcheur et pureté avec une touche d’émotion, tel doit être le personnage, empreint de charmes pétillants.

Il y a bien sûr Albert, celui à qui Charlotte a été promise par sa mère maintenant décédée. Le personnage paraît facile à chanter car pas de performances vocales au rendez-vous mais, un rôle théâtral délicat. Jovial d’abord, serein au deuxième, tourmenté au troisième, il n’est ni méchant, ni ridicule mais, il doit savoir éprouver de la tendresse, de l’émotion, de la détermination et plus encore puisqu’il adjoint sa femme à remettre elle-même les pistolets sachant l’usage qu’il en sera fait. C’est André Heyboer qui l’interprète. Il fut Germont père dans La Traviata passée.

La production à l’affiche a prouvé toutes ses qualités à deux reprises, en avril 1997 d’abord puis en novembre 2000. Nicolas Joël en assurait la mise en scène dans des décors et costumes d’Hubert Monloup et des Lumières d’Allain Vincent.

 

Capitole Billetterie

Billetterie en Ligne du Théâtre du Capitole

 

Théâtre du Capitole
Werther   •   Jules Massenet
du 20 juin au 02 juillet 2019

 

Florie Valiquette © Brent Calis • André Heyboer © Luc Fauret • Le voyageur contemplant une mer de nuages (Caspar David Friedrich 1774 – 1840))- Hamburger Kunsthalle, Hambourg

 

Le Théâtre du Capitole est un établissement public de la Ville de Toulouse, en régie municipale autonome depuis 1994, consacré à l'art lyrique et au ballet. Sa salle historique est située dans l’enceinte du Capitole de Toulouse.

Il a été inauguré le 1er octobre 1818 à l'emplacement du théâtre érigé par les Capitouls en 1736. La salle à l'italienne a aujourd'hui une jauge de 1 156 places. Le Théâtre du Capitole est membre de la ROF (Réunion des opéras de France), de RESEO (Réseau européen pour la sensibilisation à l'opéra et à la danse) et d'Opera Europa.

 

Dans la solitude des scènes d'opéra (Jérôme Gac) 

Lucrezia Borgia : le flacon d'or pour Madame (Catherine Tessier)

Un tandem de luxe pour des mélodies françaises (Michel Grialou)

Lucrezia Borgia au Capitole : bel canto assumé mais sans le théâtre de Hugo (Hubert Stoecklin) 

Lucrezia Borgia, son énième époux, Alfonso, et un fils caché, Gennaro : quel trio, et quel opéra ! (Michel Grialou)

Lucrezia, portrait d'une empoisonneuse (Jérôme Gac)

Terriblement femme, et humaine, la Lucrezia Borgia de Donizetti n'est pas qu'une redoutable empoisonneuse (Michel Grialou)

Don Quichotte est à la fête (Léo Guichou)

Paul et Marietta (Jérôme Gac)

La magie de la Ville morte,  ou Die tote Stadt d'un certain Eriche Wolfgang Korngold (Michel Grialou)

Hommage à Noureev, monstre sacré de la danse (Léa Guichou)

Tous amoureux de Traviata et viva le Capitole ! (Hubert Stoecklin)

La Traviata : chanter ou être (Catherine Tessier)

Haendel vs Porpora (Jérôme Gac)

Ouverture de saison fracassante au Capitole avec la Traviata (Michel Grialou)

Du chant, du chant, du chant, que diable, on est au Capitole !!! (Michel Grialou)

Noces d'étain (Jérôme Gac)

Tel Aviv Fever : l'envers du ballet vu par Hillel Kogan (Léa Guichou)

Le crépuscule de Mozart (Jérôme Gac) 

La Clémence de Titus, véritable dernier opéra mozartien (Michel Grialou)

Dans une fusion androgyne et terrifiante, le couple des Macbeth réunit, à l'envers, le masculin et le féminin (Michel Grialou)

Béatrice Uria-Monzon fait son retour sur la scène du capitole (Régis Daro)

Au théâtre du Capitole : Noir, c'est noir (Michel Grialou)

Newsletter mai 2018 (Culture 31)

Aïda s'ouvre à l'Opéra et au Ballet (Robert Pénavayre)

12ème édition de Tous à l'Opéra (Robert Pénavayre)

Théâtre du Capitole : le temps du renouveau (Nicolas Coulaud)

"Le Capitole est une maison magnifique !" Christophe Ghristi (Robert Pénavayre)

Théâtre du Capitole : une saison de Gloires et Beauté (La Dépêche)

Nouveaux metteurs en scène, nouveaux chefs d’orchestre, 4 opéras jamais joués au Théâtre du Capitole : un souffle nouveau !

Christophe Ghristi a souhaité ouvrir la saison avec un titre rassemblant le plus large public possible. Pas donnée au Capitole depuis vingt ans, La Traviata de Verdi fera son retour dans une nouvelle mise en scène signée Pierre Rambert (danseur, musicien, ancien directeur artistique du Lido !), avec des décors d'une élégance rare d'Antoine Fontaine et les costumes du couturier Frank Sorbier. Une double distribution nous permettra de retrouver quelques grands noms du chant international, comme la merveilleuse Anita Hartig (déjà acclamée ici il y a quelques saisons dans Faust de Gounod) dans le rôle-titre, Airam Hernández en Alfredo et Nicola Alaimo en Germont. En face de ces interprètes consacrés, les jeunes stars montantes, dont le ténor toulousain Kévin Amiel et la soprano Polina Pastirchak.

Entrée au répertoire pour La Ville morte de Korngold, chef-d’œuvre d'un jeune compositeur prodige de 23 ans que l'arrivée au pouvoir des Nazis allait contraindre à l'exil aux États-Unis, et à une carrière de plus en plus tournée vers le cinéma. Presque un siècle après sa création, La Ville morte reste l'un des jalons essentiels de l'art lyrique du XXe siècle. Ouvrage sensuel, capiteux, enivrant, il sera servi par le meilleur Paul de sa génération : Torsten Kerl, accompagné en Marietta par la jeune Evgenia Muraveva, récemment révélée au prestigieux Festival de Salzbourg. Le chef britannique Leo Hussain sera à la baguette et le Capitole reprend la production de Philipp Himmelmann, acclamée par la critique comme par le public.

Le fascinant Kopernikus du compositeur canadien Claude Vivier sera l’occasion de la venue à Toulouse de Peter Sellars, un des grands visionnaires du théâtre aujourd’hui. Donnée en coproduction avec le Festival d'Automne à Paris, l’œuvre est un rituel initiatique, qui jongle entre rêve et réalité, et nous fait croiser Lewis Carroll, Merlin, une sorcière, la Reine de la nuit, Tristan et Isolde, Mozart... et Copernic. Une aventure spirituelle et onirique comme seul Peter Sellars sait en créer.

Autre rareté, Lucrezia Borgia de Donizetti, qui nous donnera l'occasion d'accueillir enfin sur notre scène l'une des plus grandes sopranos françaises, Annick Massis, pour cette prise de rôle très attendue. À ses côtés, l'immense Roberto Scandiuzzi dont la carrière n'est plus à présenter, et un jeune ténor d’origine turque, Mert Süngü, maître dans ce répertoire virtuose. La mise en scène en sera confiée à Emilio Sagi, dont nous avons pu apprécier ici Doña Francisquita et Le Turc en Italie. Giacomo Sagripanti fera à cette occasion ses débuts dans notre fosse.

Ariane à Naxos, assurément le plus étourdissant chef-d’œuvre de Richard Strauss, revient après une trop longue absence avec une nouvelle production signée du grand Michel Fau – le projet promet d’être d'une folle poésie. Occasion pour la jeune soprano française Catherine Hunold de faire ses débuts au Capitole dans le rôle-titre, tandis que Stéphanie d'Oustrac incarnera son premier Compositeur et Jessica Pratt sa première Zerbinetta. À la baguette, nous retrouverons avec grand plaisir Evan Rogister, qui a débuté l’an passé dans Ernani.

Autre entrée au répertoire d’un chef-d’œuvre inexplicablement oublié : Ariane et Barbe-Bleue, l'unique opéra de Paul Dukas. Digne de Tristan et Isolde de Wagner, c’est sans doute l'un des grands sommets de l'art lyrique français – génialement inspiré par Maurice Maeterlinck, comme cet autre bijou qu'est Pelléas et Mélisande de Debussy. Occasion pour nous de réinviter dans cette maison où elle a tant travaillé par le passé la grande Sophie Koch. À la mise en scène, l'inclassable Stefano Poda fera lui aussi ses débuts toulousains pour cette production d'une grande splendeur visuelle. Pour cette partition flamboyante, Pascal Rophé, magnifique interprète de la musique du XXe siècle, sera à la direction musicale.

Avec la rare Mam'zelle Nitouche d'Hervé, c'est aussi la bonne humeur qui reprend sa place sur notre scène. Cette production mise en scène de manière extrêmement subtile et ingénieuse par Pierre-André Weitz nous permettra de découvrir les talents de comédien d'Olivier Py, qui y tient plusieurs rôles – dont le sien ! Le grand retour de l’opérette au Capitole !

Werther de Massenet enfin, pour terminer la saison, nous revient dans l’émouvante mise en scène de Nicolas Joel, avec Jean-François Verdier à la direction musicale. Occasion d'admirer la Charlotte de chair et de feu de Karine Deshayes et le Werther non moins émouvant de Jean-François Borras, qui a déjà chanté ce rôle à New York et à Vienne – mais pas encore en France ! L'injustice sera réparée sur la scène du Capitole.

 

Théâtre du Capitole © Patrice Nin

Le Ballet du Capitole nous convie à un programme des plus éclectiques pour cette septième saison de Kader Belarbi : magnificence du style académique, registres néoclassique et contemporain, et hommages à deux figures mythiques de la danse.

Danse académique à l'honneur : Dans les pas de Noureev et Don Quichotte

À travers le magnifique florilège que constitue Dans les pas de Noureev, Kader Belarbi, directeur de la danse au Théâtre du Capitole et Étoile des années Noureev à l’Opéra de Paris, a tenu à rendre hommage à ce « monstre sacré » de la danse. Il permet ainsi aux danseurs du Ballet du Capitole de se confronter à un remarquable exercice de style qui révèle la sophistication et l’élégance des ballets de Rudolf Noureev.

Après le grand succès remporté il y a deux saisons par cette nouvelle version de Kader Belarbi, la reprise de Don Quichotte était une évidence. La partition de Ludwig Minkus, des costumes chamarrés en diable, de beaux décors, une chorégraphie et une mise en scène virevoltantes font de cette production un bonheur pour les yeux et les oreilles.

Marin / Soto / Belarbi : quatre pièces pour une soirée

Quatre pièces de facture contemporaine décryptent les liens, de quelque nature qu’ils soient, qui se nouent ou se dénouent entre les êtres : complexes liens familiaux qui se manifestent lors du traditionnel repas de famille (Liens de table de Kader Belarbi), ou lors de la disparition d’un être cher, ici un père aimé (Fugaz de Cayetano Soto) ; duo d’amour des amants originels (Eden de Maguy Marin), ou encore approche, avec un regard amusé et une infinie tendresse, toujours par Maguy Marin, de corps qui rebondissent avec agilité et poésie (Groosland).

La Bête et la Belle : une rêverie tendre et inattendue

Dans cette adaptation par Kader Belarbi du célèbre conte de madame Leprince de Beaumont (1756), l’inversion du titre témoigne de la réinterprétation du conte. La Bête et la Belle est alors l’histoire d’une transgression : la Bête est moins un animal que le révélateur de l’animalité qui est en nous, tandis que la Belle surmonte sa répulsion pour trouver le chemin du cœur et du corps.

Nijinski, clown de Dieu : Neumeier / Dawson / Kelemenis / Celis

Ce programme rend à la fois hommage au danseur hors du commun et au génie créateur Vaslav Nijinski (1889-1950), figure mythique de l’histoire de la danse.

Avec Vaslav, sur des musiques de Johann Sebastian Bach, John Neumeier évoque l’artiste de légende. Puis, c’est au tour de David Dawson avec Faun(e), de proposer une lecture « intime et abstraite » de la célèbre et scandaleuse pièce du chorégraphe russe, L’Après-midi d’un faune (1912). Kiki la rose de Michel Kelemenis est une variation autour d’un célèbre port de bras de Nijinski dans Le Spectre de la rose. Quant à Stijn Celis, il nous proposera une nouvelle version de Petrouchka, l’un des grands succès de Nijinski où pantin, il émut autant qu’il fascina.

 

Ballet du Capitole © David Herrero