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Vendredi 24 Janvier 2020

Théâtre du Capitole

Parsifal ou le Rédempteur racheté, festival scénique sacré de Richard Wagner

Par Michel Grialou

On le sait, monter une nouvelle production de Parsifal dans un théâtre relève du défi superlatif. Ce sera donc l’événement au Théâtre du Capitole en cette fin janvier pour 5 représentations. Il en faut du monde, sur le plateau, dans la fosse, la fameuse « abîme mystique » et en coulisses ! Rude tâche pour un spectacle de plus de cinq heures et demie, avec deux entractes.

 

Richard WagnerRichard Wagner

 

Pour cette œuvre-testament, Wagner réclame un quatuor vocal masculin d’exception. Il l’a, avec Nikolai Schukoff, Matthias Goerne, Peter Rose et Pierre-Yves Pruvot. Seul premier rôle féminin, Sophie Koch couronne le tout.

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Pour oser Parsifal, œuvre profondément complexe qui exige une certaine lumière, une certaine possibilité de couleurs, on ne peut les obtenir déjà côté musique, que d’un ensemble de musiciens prêts à se lancer dans cette longue aventure, et tous, d’un niveau certain. C’est le cas pour notre Orchestre National du Capitole. Pour diriger le plateau de cette « œuvre inouïe », dixit le compositeur, il faut un CHEF. C’est Frank Beermann. Ni trop vite, ni trop lent, c’est d’un équilibre rare. Les masses chorales seront impressionnantes avec les Chœur et Maîtrise du Capitole renforcés par les Chœurs de l’Opéra National de Montpellier. Ils constituent un élément majeur dans l’ouvrage. Elles sont dirigées par Alfonso Caiani.

 

Parsifal Partition

 

Pour le côté théâtre, Christophe Ghristi, Directeur artistique du Théâtre a fait le choix d’Aurélien Bory, artiste phare de la scène contemporaine internationale, déjà en charge alors au Capitole d’Il Prigioniero de Dallapiccola et du Château de Barbe-Bleue de Béla Bartók en octobre 2015.

Richard Wagner qualifiait son Parsifal de festival qui encense la scène. Ainsi, élargissait-il et approfondissait-il le concept de festival scénique qu’il avait auparavant attribué à l’Anneau du Nibelung, son véritable “opus magnum“, assurément l’œuvre dramatique la plus exigeante de toute l’histoire de la musique. Wagner ne comprenait pas « qui encense » comme une allusion à un acte religieux, mais plutôt comme une disposition particulière de l’esprit permettant d’atteindre à un principe stylistique particulier. On est très loin donc, avec Parsifal, de toutes les productions opératiques passées et présentes.

 

Paul Verlaine

 

Osons un mini-résumé pour ce monument de plus de quatre heures de musique et de chant.

Avec sa ligne dépouillée à l’unisson aux vents et aux cordes, suivie d’accords arpégés éthérés, qui représentent la sphère du Graal, nous sommes transportés dans un autre monde dès les premières mesures d’un Prélude de douze minutes environ. Il doit être donné dans un noir complet. L’acte I nous plonge dans la désolation du royaume de Montsalvat, pays situé dans les montagnes pyrénéennes. Chanté par le baryton Matthias Goerne, le roi Amfortas, qui a jadis succombé au péché, la faute à Kundry, et perdu en même temps la Lance “sainte“, souffre à présent et éternellement d’une blessure inguérissable, faite avec la fameuse Lance. Il attend son salut de la mort ou bien d’un héros dont la “pureté“, et fort du savoir que donne la compassion, pourra le délivrer avec cette même lance qui le guérira alors. Ce héros prédestiné, Parsifal, apparaît. Rôle pour le ténor Nikolai Schukoff. La basse Peter Rose sera Gurnemanz, le plus vieux chevalier du Graal, et à ce titre, écuyer du roi, chancelier impuissant de ce royaume en déshérence. Il fait assister Parsifal à une cérémonie secrète qui rappelle le mystère de la Cène et au cours de laquelle, on dévoile le Graal sur l’ordre du vieux Titurel, père d’Amfortas, une célébration qui a le pouvoir de le maintenir en vie. Le Graal est la coupe qui a recueilli le sang du Christ au Golgotha, au pied de la croix. Titurel, c’est pour le baryton-basse Julien Véronèse. Ignorant de tous ces faits, Parsifal reste étonné, ne dit mot, ne pose aucune question, encore moins LA question, alors que tous attendent de lui une réaction. Il est donc renvoyé brutalement par Gurnemanz.

 

Frank Beermann © Julia BauerFrank Beermann © Julia Bauer

 

Changement de décor avec l’acte II.

Il nous mène dans le jardin féérique du magicien Klingsor, le baryton Pierre-Yves Pruvot, autrefois écarté de l’Ordre des chevaliers, et mutilé. Ce jardin est un domaine des délices. En quittant Montsalvat, Parsifal y parvient. Le mage, l’enchanteur ? a réussi à remettre Kundry sous sa coupe. Kundry, c’est la mezzosoprano Sophie Koch. Parsifal a déjoué les gardes et n’a pas donné suite aux tentations et agaceries des Filles-Fleurs. Klingsor ordonne alors à Kundry, tombée en transe, de séduire l’opiniâtre adolescent tout innocent, comme elle le fit autrefois avec Amfortas. Elle rejoint les Filles-Fleurs et c’est en l’appelant par son nom qu’elle lui révèle son identité. Parsifal réagit brusquement. Elle lui annonce le décès de sa mère Herzeleide, morte de chagrin, se croyant abandonnée par son fils. Elle promet cependant d’apporter elle-même, réconfort et connaissance au désespéré, bouleversé de remords, grâce au premier baiser d’amour, sorte de dernière bénédiction maternelle.

Mais l’étreinte de Kundry qui devait rendre l’adolescent inoffensif, atteint le résultat contraire : grâce à elle, s’éveille chez Parsifal un sentiment de compréhension pour les souffrances d’Amfortas. Sous la brûlure du sang, il a perçu la plainte du Sauveur et il parvient à résister aux tentations. Il repousse Kundry. Il reconnait sa ruse. Elle l’implore. Qu’il ait pitié d’elle, qui l’attend depuis si longtemps car elle ne peut se libérer de ce rire moqueur qu’elle eut sur le chemin du Sauveur qu’en entraînant un malheureux dans le péché. Il faut l’aimer, et ainsi la délivrer. Parsifal s’indigne de ce blasphème, refusant une heure d’amour en échange qu’elle le conduise jusqu’à Amfortas. Ce qui met Kundry dans un état de fureur extrême, qui le maudit alors. À ces hurlements, Klingsor accourt de sa tour, jette sur l’infortuné sa lance qui, comme par miracle, reste suspendue au-dessus de la tête de Parsifal. Ce dernier s’en empare et fait avec le signe de la croix sur le royaume magique de Klingsor, qui s’évanouit en fumée et fait place à un désert. Même le charme qui pesait sur Kundry est rompu. « Tu sais où tu peux me retrouver » lui crie Parsifal, muni de sa Lance, avant de s’élancer vers Amfortas pour lui apporter la guérison. Mais par quel chemin ?

Acte III. Après des années d’errance, Parsifal parvient enfin à Montsalvat. C’est au même moment qu’au château du Graal, Titurel meurt. Il va parcourir les derniers lieues, aidé de Gurnemanz et de Kundry qui le reconnaissent tous deux. Parsifal va pardonner à Kundry, et la bénir, après que Gurnemanz l’ait proclamé roi. En admirant la beauté des prés et prairies, Parsifal dit que le Vendredi saint toute chose vivante ne devrait que soupirer et se lamenter. La radieuse musique de ce Vendredi saint est alors une poignante méditation sur les principaux thèmes de l’opéra : la souffrance, la compassion et la rédemption. Vient ensuite la « Scène de transformation ». Conduit au Graal, Parsifal retrouve la communauté qui n’est pas brillante. Elle dépérit. Deux groupes de chevaliers y forment un cortège : l’un porte Titurel dans son cercueil , l’autre soutient Amfortas et sa blessure, épuisé. Aidé de la pointe de sa lance sacrée, Parsifal va guérir la blessure d’Amfortas. Il brandit le vase sorti de la châsse par les pages. Petit à petit, c’est l’embrasement du Graal pendant que Parsifal bénit l’assemblée des chevaliers.

 

Richard Wagner par Auguste RenoirRichard Wagner par Auguste Renoir

 

Ce qui nous laisse toujours passablement songeur, c’est le fait que, une fois de plus pour un opéra qu’il termine début 1882, un an avant sa mort,, Wagner, connaît le sujet de Parsifal depuis…1845, au moment où se précise Lohengrin. Premières réflexions. Il l’a découvert à travers le poème épique en vers, Perzival, daté de 1210, de Wolfram von Eschenbach, disciple allemand de  Chrétien de Troyes qui a repris cet épisode du cycle arthurien (les Chevaliers de la Table Ronde) en y greffant des éléments cathares et albigeois, mais oui, vous avez bien lu !! . Et, comme on dit, Parsifal trotte dans sa tête en même temps que d’autres de ses œuvres, livrets et partitions. Première ébauche, le jour du Vendredi Saint de l’année 1858. Il aurait alors entendu des voix d’anges chanter : « Tu ne porteras point d’armes en ce jour où le Seigneur mourut sur la croix pour le salut des hommes. », et, sur le champ, composé la scène où Gurnemanz, le plus âgé des chevaliers du Graal, décrit à Parsifal le charme du Vendredi-Saint, jour de repentir et de pardon ; le renouveau de la nature entière semble s’associer au mystère de la Rédemption. Autour de cet épisode, il va construire rapidement un drame en trois actes dont il ébauche l’esquisse à grands traits.

Nous sommes courant 1859. Centre et sujet principal de l’action, c’est Amfortas, le roi du royaume de Monsalvat, burg inaccessible, telle est “l’illumination“ soudaine dans la pensée de Wagner pour son Parsifal. Dans une lettre, il évoque Amfortas : « Le Graal, maintenant, d’après ma conception, c’est le calice de la Cène dans lequel Joseph d’Arimathie recueillit le sang du Sauveur crucifié. Quelle terrible signification acquiert ainsi la situation d’Amfortas, vis-à-vis de ce calice miraculeux ; lui, qui souffre de la même blessure, occasionnée par la lance d’un rival lors d’une aventure amoureuse et passionnée, il doit trouver son unique salut dans la consécration du Sang qui coula un jour de la blessure du Sauveur, lorsque celui-ci se mourait sur la Croix, renonçant au monde, délivrant le monde, mourant pour le monde ! Le sang pour le sang, la blessure pour la blessure – mais ici et là, quel abîme entre ce sang, cette blessure ! Tout extasié, tout en adoration devant ce merveilleux calice qui rougeoie d’un éclat suprême et doux, Amfortas sent la vie se renouveler en lui et il sait que la mort le refuse ! Il vit, il vit de nouveau et, plus terrible encore que jamais, la blessure fatale se fait plus brûlante : SA blessure ! L’adoration même devient une douleur ! Où est la fin ? Où est la délivrance ? les souffrances de l’humanité pour toute la durée de l’éternité ! »

 

Avalokiteshvara : Bouddha de la compassion fin XVIIIèAvalokiteshvara : Bouddha de la compassion fin XVIIIè

 

Ainsi, le Sauveur désiré d’Amfortas ne peut être que Parsifal. Il faudra donc mettre en avant ce dernier dans le livret, ainsi que sa suprême purification, quoiqu’il fut déjà prédestiné par sa nature contemplative et profondément compatissante.

En mars-avril 1877, il en rédige le livret-poème – depuis Rienzi, il écrit entièrement ses livrets – dont l’idée se résume par : savoir par la pitié, idée déjà évoquée dans une lettre de 1858 adressée à Mathilde Wesendock : « Je reconnais en moi la pitié comme le trait le plus prononcé de mon être moral et c’est probablement la source de mon art… En l’occurrence, ce qui importe, ce n’est pas ce qui fait souffrir l’autre,  mais ce que moi je souffre quand je connais sa souffrance… ». Il entame la composition de la partition dès septembre 1877. Elle verra le jour le 13 janvier 1882. Le 26 juillet de la même année, ce sera la création sur la scène du Festspielhaus de Bayreuth. Wagner aurait voulu que son Parsifal ne soit représenté que là, à jamais !!

 

Billetterie Capitole

Billetterie en Ligne du Théâtre du Capitole

Théâtre du Capitole 

 

Chaque nouvelle saison est une vraie aventure et une traversée, un pari fait sur la passion

Lors de la saison 2019/2020, seront réunis pour l’opéra sept ouvrages importants du répertoire : Norma, Dialogues des Carmélites, Parsifal, L’Élixir d’amour, Platée, Jenůfa, Mefistofele. L’éventail des époques est grand puisqu’à quelques jours d’intervalle notre public pourra entendre un des premiers opéras de l’histoire, le sublime Orfeo de Monteverdi, ainsi qu’une création de Marc Bleuse, L’Annonce faite à Marie.

De magnifiques metteurs en scène ont répondu présent à l’appel du Capitole : Anne Delbée, la grande dame du théâtre français, Olivier Py, Aurélien Bory, mais aussi Shirley et Dino.

Les meilleurs chanteurs aussi : Marina Rebeka, Karine Deshayes, Sophie Koch, Matthias Goerne, Ludovic Tézier, Angela Denoke et tant d’autres. Mais aussi, une jeune génération de chanteurs français, à qui nous confions de grands rôles et posons des défis prometteurs. C’est une de nos plus belles missions que de former ces jeunes artistes et vous en aurez un témoignage formidable avec le Platée dirigé par Hervé Niquet.

Pour la première fois depuis longtemps, le Ballet du Capitole participera à une production d’opéra. Pour ouvrir sa saison, Kader Belarbi, directeur de la danse, a choisi deux ballets de Serge Lifar. Après le retour attendu de Casse-Noisette pour les fêtes, hommage sera rendu à Toulouse-Lautrec avec une création unissant de nombreux talents.

Notre engagement auprès du jeune public est total et, encore une aventure, nous partirons avec Offenbach sur le Canal du Midi, artère légendaire de notre belle Occitanie.

Ouvert à tous, humain et chaleureux, vibrant et passionné, indifférent aux modes comme aux académismes de tous bords, tel est le Théâtre du Capitole !

 

Brochure 2019 / 2020

 

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Mécénat

 

Parsifal ou le Rédempteur racheté, festival scénique sacré de Richard Wagner (Michel Grialou)

Le Rédempteur (Jérôme Gac)

Bras cassé (Jérôme Gac)

L’ORFEO Idéal des origines comme retrouvé (Hubert Stoecklin)

Des Dialogues beaux mais froids ( Hubert Stoecklin)

La naissance de l’opéra (Jérôme Gac)

L’Orfeo de Claudio Monteverdi, ou la naissance d’un genre musical nouveau (Michel Grialou)

Quand le sourire éternel de Sœur Constance illumine la totale réussite de ce Dialogues des Carmélites (Michel Grialou)

Face à la mort (Jérôme Gac) 

Dialogues des Carmélites, bouleversante méditation sur la foi et l’engagement (Michel Grialou)

Les Sacqueboutiers : Rabelais et la musique (Serge Chauzy)

Ludovic Tézier et le Théâtre du Capitole, histoire d’amour toujours (Michel Grialou)

Le réformateur (Jérôme Gac) 

Serge Lifar, le rénovateur du ballet français, à l’affiche du Théâtre du Capitole (Michel Grialou)

Musique et chant, toujours au programme cette semaine (Michel Grialou)

Norma, le sommet du bel canto romantique italien (Michel Grialou)

Les innocents (Jérôme Gac)

Il était une fois… (Jérôme Gac) 

Du grand, grand Werther au Capitole (Michel Grialou)

Au Théâtre du Capitole, ça bouillonne tous azimuts (Michel Grialou)

Waslaw Nijinsky, l’artiste de génie, l’illustration même de la grâce (Michel Grialou)

Hommage et variations (Jérôme Gac)

Dans la solitude des scènes d'opéra (Jérôme Gac) 

Lucrezia Borgia : le flacon d'or pour Madame (Catherine Tessier)

Un tandem de luxe pour des mélodies françaises (Michel Grialou)

Lucrezia Borgia au Capitole : bel canto assumé mais sans le théâtre de Hugo (Hubert Stoecklin) 

Lucrezia Borgia, son énième époux, Alfonso, et un fils caché, Gennaro : quel trio, et quel opéra ! (Michel Grialou)

Lucrezia, portrait d'une empoisonneuse (Jérôme Gac)

Terriblement femme, et humaine, la Lucrezia Borgia de Donizetti n'est pas qu'une redoutable empoisonneuse (Michel Grialou)

Don Quichotte est à la fête (Léo Guichou)

Paul et Marietta (Jérôme Gac)

La magie de la Ville morte,  ou Die tote Stadt d'un certain Eriche Wolfgang Korngold (Michel Grialou)

Hommage à Noureev, monstre sacré de la danse (Léa Guichou)

Tous amoureux de Traviata et viva le Capitole ! (Hubert Stoecklin)

La Traviata : chanter ou être (Catherine Tessier)

Haendel vs Porpora (Jérôme Gac)

Ouverture de saison fracassante au Capitole avec la Traviata (Michel Grialou)

Du chant, du chant, du chant, que diable, on est au Capitole !!! (Michel Grialou)

Noces d'étain (Jérôme Gac)

Tel Aviv Fever : l'envers du ballet vu par Hillel Kogan (Léa Guichou)

Le crépuscule de Mozart (Jérôme Gac) 

La Clémence de Titus, véritable dernier opéra mozartien (Michel Grialou)

Dans une fusion androgyne et terrifiante, le couple des Macbeth réunit, à l'envers, le masculin et le féminin (Michel Grialou)

Béatrice Uria-Monzon fait son retour sur la scène du capitole (Régis Daro)

Au théâtre du Capitole : Noir, c'est noir (Michel Grialou)

Newsletter mai 2018 (Culture 31)

Aïda s'ouvre à l'Opéra et au Ballet (Robert Pénavayre)

12ème édition de Tous à l'Opéra (Robert Pénavayre)

Théâtre du Capitole : le temps du renouveau (Nicolas Coulaud)

"Le Capitole est une maison magnifique !" Christophe Ghristi (Robert Pénavayre)

Théâtre du Capitole : une saison de Gloires et Beauté (La Dépêche)

Norma

du jeudi 26 septembre au jeudi 10 octobre

Réservation

Dialogue des Carmélites

du vendredi 22 novembre au dimanche 1er décembre

Réservation

L'annonce faite à Marie

samedi 23 et dimanche 24 novembre

Réservation

L'Orfeo

jeudi 5 et vendredi 6 décembre

Réservation

Parsifal

du dimanche 26 janvier au mardi 4 février

Réservation

L'Élixir d'amour

du jeudi 27 février au vendredi 6 mars

Réservation

Platée

du samedi 28 mars au samedi 4 avril

Réservation

Jenüfa

du jeudi 7 au samedi 16 mai

Réservation

Mefistofele

du mardi 23 juin au jeudi 2 juillet

Réservation

Joyaux Français

du mercredi 23 au mardi 29 octobre

Réservation

A nos amours

samedi 2 et dimanche 3 novembre

Casse Noisette

du vendredi 20 au dimanche 29 décembre

Réservation

Toulouse Lautrec

du jeudi 28 mai au mercredi 3 juin

Réservation

Afrique(s)

du mardi 30 juin au vendredi 3 juillet