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Lundi 13 Juillet 2020

Théâtre du Capitole

Le Théâtre du Capitole est toujours présent. Vive 2020-21

Par Michel Grialou

Et vivement septembre, que tous les cieux reprennent leurs esprits, que nous puissions retrouver le chemin du Théâtre du Capitole qu’une bien mauvaise fée a cru bon de nous priver en ce dernier tiers de saison. Pour sa troisième in loco, son directeur artistique Christophe Ghristi nous y attend de pied ferme.

 

Christophe Ghristi © Pierre Beteille

 

Ce sont juste quelques mots sur ce qui vous attend avant plus ample développement. Cette saison amputée nous avait pourtant comblés avec, côté opéras, ses Norma, Dialogues des Carmélites, Orfeo, Parsifal, Elisir d’amore, et nous attendions avec impatience le coup de grâce bienfaiteur avec un Platée, puis Jenufa et Mefistofele, pour ne citer que les “phares“ événementiels, sans négliger tous les autres moments qui nous ont réunis alors, ou devaient le faire d’ici les premiers jours de l’été.

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Mais, comme le dit son Directeur : « Rien de mieux que les chefs-d’œuvre pour soigner nos esprits et nos cœurs des plus vilaines attaques. » Gageons que les potions seront au rendez-vous pour nous faire oublier  ce passage si frustrant et dramatique à la fois et remplir à nouveau nos yeux et nos oreilles d’images et sons définitifs. N’ayez crainte, chanter, jouer, danser tout cela est bientôt de retour sur la scène du spectacle vivant.

 

Théâtre du Capitole © Patrice Nin

 

C’est ainsi que l’automne verra le début de saison irisé par la musique du jeune Georges Bizet avec son ouvrage Les Pêcheurs de perles. L’occasion de retrouver d’entrée de jeu, toutes les forces vives du Théâtre avec les musiciens de l’Orchestre du Capitole, et le Ballet du Capitole, et les Chœurs, mais encore tout le travail assuré par les Ateliers pour décors et costumes. C’est Emmanuel Plasson qui dirige cette nouvelle production et Thomas Lebrun qui signe là sa première mise en scène d’opéra après avoir enthousiasmé les scènes en tant que chorégraphe. En Leïla, on est heureux de voir revenir sur notre scène Anne-Catherine Gillet, éclatante Sophie dans un mémorable Chevalier à la Rose en 2008, et Suzanne, et autres prestations. Mathias Vidal, que nous n’avons pu, hélas, apprécier dans Platée, chante Nadir tandis qu’Alexandre Duhamel sera Zurga.

 

Choeur du Capitole et Alfonso Caiani © Patrice Nin

 

Une seule représentation, le 23 octobre, pour une œuvre rare, le poème lyrique de Gabriel Fauré, Pénélope, donné en version originale pour piano accompagné du Chœur du Capitole. La patiente épouse est chantée par notre Ariane de Strauss, Catherine Hunold tandis que son cher époux aura la voix du Pollione de Norma, Airam Hernàndez, les deux entourés de nombreux artistes présents maintenant et de plus en plus souvent sur la scène toulousaine. Anne Le Brozec est au piano et à la direction musicale.

 

Stéphane Degout

 

Janvier verra une nouvelle production de l’Eugène Onéguine de Tchaïkovski, cet opéra que son auteur qualifia plutôt de Scènes lyriques en trois actes. Eugène, c’est Stéphane Degout, prise de rôle pour l’un de nos plus grands barytons français. On découvrira la mise en scène de Florent Siaud, l’un des jeunes talents parmi les plus enthousiasmants ainsi que Gábor Káli à la direction musicale. Tatiana c’est la jeune ukrainienne passée par le Théâtre du Bolchoï, Valentina Fedorova. Ce chef-d’œuvre bouleversant du compositeur attirera sûrement les foules. Pour ajouter à l’ambiance, on réclamerait presque une Place du Capitole enneigée.

 

Leo Hussain © Pia Clodi

 

Après l’opéra russe, retour à l’opéra français avec le drame lyrique de Claude Debussy, Pelléas et Mélisande, l’ouvrage parmi les plus adulés mais aussi les plus haïs. C’est une coproduction à têtes multiples où l’on retrouve à la direction Leo Hussain, que nous avons eu dans la fosse pour ce mémorable chef-d’œuvre de Korngold, Die Tote Stadt. À la mise en scène, Éric Ruf, directeur de la Comédie française qui s’occupe aussi des décors pendant que Christian Lacroix nous créé les costumes et que Bertrand Couderc règlera les lumières de cette tragédie, drame cruel au quotidien, qui déchire les protagonistes en l’occurrence Marc Mauillon, l’un des plus grands Pelléas actuels, la malheureuse Mélisande que chantera pour la première fois une révélation de l’art lyrique, la jeune française Victoire Bunel pendant qu’André Heyboer, père Germont de Traviata puis Albert du Werther ici même, sera Golaud.

 

Jordi Savall © Jacques Philippet

 

Auparavant, une version concert pour une SEULE représentation, un peu de baroque italien avec un ouvrage rare du prêtre roux, Antonio Vivaldi, Teuzzone, opéra en trois actes dirigé par Jordi Savall à la tête de son Concert des Nations. Le sujet ayant été puisé jusqu’en Chine, vous serez agréablement surpris par la présence de musiciens jouant sur des instruments traditionnels chinois. Ce projet est soutenu par le département de la Culture de la Generalitat de Catalunya et de l’Institut Ramon Lull. Un des airs parmi les plus connus est bien “Di trombe guerriere“, air martial, typique que je qualifierai d’infernal avec trompettes, timbales et hautbois et cordes. Fulgurance au rendez-vous. On aime.

 

Maxim Emelyanychev © Jean-Baptiste Millot

 

Mozart est de retour en avril avec Les Noces de Figaro. Cette coproduction avec l’Opéra de Lausanne aligne une distribution qui est une sorte de signature de la maison Capitole. À la direction musicale, c’est tout d’abord Maxim Emelyanychev, jeune chef étourdissant, aussi bien sur l’estrade que dans la fosse, que nous avons pu, déjà, apprécier à diverses occasions. Un tourbillon qui va être en osmose parfaite avec ce tourbillon que constitue l’un des chefs-d’œuvre opératiques buffa de Wolfgang. Mise en scène et décors de Marco Arturo Marelli permettront aux acteurs de ce monument de pure tendresse et de mélancolie, absolument exempt de tout mélange importun de majesté et de tragique, de s’ébrouer littéralement, avec bonheur.

 

Karine Deshayes © Aymeric Giraudel

 

C’est une prise de rôle pour Karine Deshayes que la Comtesse Almaviva, ex-Rosine. Vous ne serez pas surpris de retrouver Anaïs Constans dans Suzanne, ni Julien Véronèse dans Figaro, après Dulcamara, ainsi que Eléonore Pancrazi dans Cherubino après Orsini. Quant à Don Basilio, Emiliano Gonzalez Toro, il fut Orfeo il y a peu, dans son Orfeo. Le Comte plutôt volage, c’est pour Michael Nagy.

 

Anne Delbée © Cosimo Mirco Magliocca

 

Le Capitole n’oublie pas Benjamin Britten. Après Albert Herring, Owen Wingrave, The Turn of Screw, Albert Herring, voilà Le Viol de Lucrèce, opéra en deux actes, opéra de chambre qui, pour traiter d’un tel sujet, nécessite de faire appel à toute la sensibilité possible d’où une mise en scène confiée à Anne Delblée qui nous avait démontrés ici même avec Norma que la violence de certaines scènes peut se traiter sans aller chercher les films d’horreur. À la direction musicale, Marius Stieghorst, tandis que dans la distribution, on relève des noms qui nous sont familiers, Andreea Soare, Cyrille Dubois, Marie-Laure Garnier.

 

Theatre Du Capitole

 

Nouvelle production qui aura lieu au Théâtre Garonne et confiée à Silvia Costa qui va s’occuper de la mise en scène, des décors et costumes de deux ouvrages réunis ici, La Damoiselle élue de Claude Debussy et Journal d’un disparu de Leos Janáček. Le premier est un poème lyrique et le second, un cycle de mélodies. Le Théâtre du Capitole présente Silvia Costa comme une artiste de l’impalpable, performeuse, metteuse en scène, qui pour sa première intervention en France a choisi de nous présenter deux ouvrages lyriques hors champ de l’opéra traditionnel.

 

Catherine Hunold © Cyril Cosson

 

Mois de juin 2021 flamboyant avec deux œuvres choc. D’abord un monument en trois actes de l’opéra verdien, la tragédie intitulée La Force du destin, s’appuyant sur une partition épique dès l’Ouverture jusqu’à la dernière note. La production, convaincante, de retour après vingt ans, est signée Nicolas Joël. Décors et costumes sont les dernières maquettes réalisées par Hubert Monloup juste avant son décès. La direction musicale est confiée à Paolo Arrivabeni, qui fut dans la fosse pour la reprise de La Rondine. Leonora ne pouvait être que la voix de Catherine Hunold. L’affrontement de Don Alvaro et Don Carlo, c’est pour Amadi Lagha et Gezim Myshketa. Nicolas Courjal assurera le rôle bref du marquis de Calatrava puis celui, plus conséquent, de Padre Guardiano. Quant au personnage comme marginal de Preziosilla, c’est la mezzo Raehann Bryce-Davis.

Pour Elektra, certains parcourent le monde, ou parcouraient. Depuis mars 1975, la scène du Capitole a toujours été bien servie pour cet ouvrage de Richard Strauss pour lequel on se pose toujours la question : comment peut-on écrire un “truc“ pareil qui ne vous lâche pas une seconde sur cent minutes de musique ? Rien que les premières mesures : ta-ta tan………À la direction musicale, Frank Beermann. Après son Parsifal, ici même, nous voilà rassuré, et on brûle d’impatience. Vivement juin. Pour les yeux, Michel Fau à la mise en scène et Christian Lacroix aux costumes. Gageons que l’on pourra les laisser ouverts. Elektra, c’est Ricarda Mecbeth. Elle aura changé de costumes, sûrement, pour qui se souvient de l’artiste dans ce somptueux La Femme sans ombre, magnifique Impératrice et pour suivre, la toute belle au chant sensuel de la Comtesse dans Les Noces un peu plus tard. Nous découvrirons Johanna Rusanen en Chrysothémis tandis qu’on loue la performance de notre Directeur de faire arriver sur la scène capitoline Violeta Urmana en Clytemnestre, après une Agnès Baltsa. Quant à celui qui est sensé chanter Oreste, on se frotte les yeux mais, on a bien lu, Amfortas, oui, Matthias Goerne. Quel cadeau.

 

Matthias Goerne © Caroline de Bon

 

C’était pour les opéras. Ne cherchez pas les opérettes, c’est passé de mode mais par contre vous pouvez vous attarder sur les dates de Récitals en soirée, quatre magnifiques affiches à n’en pas douter. Sabine Devieilhe, Marina Rebeka, notre Norma.

 

Sabine Devieilhe

Sabine Devieilhe © Josep Molina

 

Matthias Goerne, Véronique Gens. Pareil pour les Midis du Capitole pour des artistes en devenir qu’assurément nous retrouverons en haut de l’affiche, incessamment. D’autres dates encore avec les Chœurs du Capitole, les Sacqueboutiers, les Soirées Événements consacrées à Gabriel Fauré, Déodat de Sévérac.

 

Kader Belarbi © David Herrero

 

Nous verrons la création mondiale de Kader Belarbi qui n’a pu avoir lieu, Toulouse-Lautrec sur un musique de Bruno Coulais, avec accordéon et piano, le Directeur étant responsable et créateur de la chorégraphie, de la mise en scène et du livret, s’appuyant sur une scénographie de Sylvie Olivé.

Suivra La Bayadère, ce monument incontournable du ballet classique que tout danseur classique rêve de danser, sur une chorégraphie de Thomas Edur, le livret toujours de Marius Petipa, la musique de Ludwig Minkus. L’Orchestre du Capitole sera dirigé par Garrett Keast.

Une entrée au répertoire avec Paysages intérieurs qui réunit deux chorégraphies de Carolyn Carlson s’intitulant If To Leave, Is To Remember sur une musique de Phil Glass puis Wind Women sur une musique originale de Nicolas De Zorzi. Et pour clore, Nocturnes, une création de nos amis du Malandain Ballet Biarritz sur une musique de Frédéric Chopin.

Pour clore la saison, Kader Belarbi investit une autre œuvre de ballet avec Les Saltimbanques, signant chorégraphie et mise en scène.

Voilà un aperçu de ce qui vous attend pour la prochaine saison sur laquelle vous pouvez vous jeter, étant sûrement tellement frustrés par la fin de la saison actuelle, une fin qu’il nous faut vite oublier en nous aidant des spectacles à venir, les affiches étant tellement succulentes.

Billetterie en Ligne du Théâtre du Capitole  •  Téléchargement Brochure 2020/2021

Théâtre du Capitole

 

 

 

En 2020/2021, des chefs-d’œuvre pour soigner nos esprits et nos cœurs !

 En ouverture de la saison 2020/2021, Les Pécheurs de perles du jeune Bizet nous rappelleront que toute soirée de théâtre est une invitation au voyage. Le chorégraphe Thomas Lebrun y mettra en scène son premier grand opéra et Emmanuel Plasson dirigera. Après ce pilier de notre répertoire, une première à Toulouse : Le Viol de Lucrèce, chef-d’œuvre bouleversant de Benjamin Britten. Anne Delbée pourra y déployer son vif génie de la tragédie. Le grand baryton français Stéphane Degout incarnera pour la première fois le rôle-titre d’Eugène Onéguine dans une nouvelle production confiée à deux jeunes talents singuliers, le metteur en scène Florent Siaud et le chef d’orchestre Gábor Káli. Eric Ruf, directeur de la Comédie-Française, nous présentera ensuite son Pelléas et Mélisande, avec la toute première Mélisande de Victoire Bunel. Et Les Noces de Figaro verront les premières Comtesse de Karine Deshayes et Susanna d’Anaïs Constans ! Pour finir la saison : La Force du destin de Verdi, l’un des sommets absolus de l’œuvre de Verdi, avec Catherine Hunold et Nicolas Courjal, puis Elektra de Strauss confiée à Michel Fau et Frank Beermann.

Dans notre arène, s’affronteront pour notre plus grand plaisir Ricarda Merbeth, Violeta Urmana, Johanna Rusanen et Matthias Goerne ! Quelques grands chanteurs viendront en récital : Sabine Devieilhe, Alexandre Tharaud, Marina Rebeka, Nelson Goerner et Véronique Gens.

L’immense Jordi Savall, qui entame une résidence en Occitanie, nous présentera le rare et éblouissant

Teuzzone de Vivaldi. Avec le théâtre Garonne, nous produirons le premier spectacle lyrique en France de Silvia Costa, talent singulier de la mise en scène, autour de Debussy et Janáček. Enfin, nous rendrons hommage à deux compositeurs nés sur nos terres mais au génie universel : Gabriel Fauré avec la rare version pour piano de son unique opéra Pénélope, et Déodat de Séverac, auquel la Bibliothèque du Patrimoine de Toulouse consacrera une exposition.

Le Ballet du Capitole est l’une des meilleures compagnies françaises et elle est portée par le talent passionné de Kader Belarbi. Celui-ci pourra enfin créer son Toulouse-Lautrec, annulé en mai 2020, ainsi que Les Saltimbanques, évocation de Rilke et Picasso. Pour les fêtes, nous pourrons donner la mythique Bayadère, chorégraphiée par Thomas Edur dans la plus pure tradition de Petipa. Deux grands chorégraphes d’aujourd’hui seront réunis en une seule soirée : Carolyn Carlson et Thierry Malandain.

Comme toujours, nous pensons à notre jeune public : nous lui consacrerons toute une série de manifestations, ateliers, concerts et récitals. Cette saison, nous lui apporterons le message de Mozart dans les écoles de la Métropole. Surveillez près de chez vous les arrêts du « Bus Figaro » !

 Nous espérons vous accueillir pour cette nouvelle saison au Théâtre du Capitole !

Cosi Fan Tutte

du 26 septembre au 11 octobre 2020

Réservation

Pénélope

vendredi 23 octobre 2020

Réservation

Le Viol de Lucrèce

du 27 novembre au 3 décembre 2020

Réservation

Eugène Onéguine

du 26 janvier au 07 février 2021

Réservation

Teuzzone

dimanche 14 février 2021

Réservation

Pelléas et Mélisande

du 02 mars au 11 mars 2021

Réservation

Les Noces de Figaro

du 02 avril au 13 avril 2021

Réservation

La Force du destin

du 25 mai au 03 juin 2021

Réservation

Elektra

du 25 juin au 02 juillet 2021

Réservation

Toulouse-Lautrec

du 04 novembre au 08 novembre 2020

Réservation

La Bayadère

du 19 décembre au 31 décembre 2020

Réservation

Carlson / Malandain

du 27 avril au 02 mai 2021

Réservation

Les Saltimbanques

du 24 juin au 27 juin 2021

À la Halle aux Grains

Réservation

Sabine Devieilhe (Soprano)

Alexandre Tharaud (Piano)

vendredi 25 septembre 2020

Réservation

Marina Rebeka (Soprano)

Mathieu Pordoy (Piano)

jeudi 15 octobre 2020

Réservation

Chœur du Capitole • Alfonso Caiani (direction)

vendredi 16 octobre 2020 à 20h30

Temple du Salin

Réservation

Concert de Noël • Alfonso Caiani (direction)

samedi 5 décembre 2020 à 20h00

dimanche 6 décembre 2020 à 16h00

Réservation

Matthias Goerne (Baryton)

Nelson Goerner (Piano)

lundi 18 janvier 2021

Réservation

Les Sacqueboutiers

Jean-Pierre Canihac et Daniel Lassalle (direction)

mercredi 03 mars 2021

Réservation

Véronique Gens (Soprano)

Susan Manoff (Piano)

mercredi 26 mai 2021

Réservation

Grace Durham (Mezzo-soprano)

jeudi 1er octobre 2020 à 12h30

Réservation

Carl Ghazarossian (Ténor)

jeudi 28 janvier 2021 à 12h30

Réservation

Aude Extremo (Mezzo-soprano)

jeudi 4 mars 2021 à 12h30

Réservation

Emiliano Gonzalez Toro (Ténor)

Thomas Enhco (Piano)

jeudi 8 avril 2021 à 12h30

Réservation