Olivia Moore rit de nos failles dans « Oui, je sais »
Pleurer au rayon yaourts, craquer pour une broutille, faire semblant que tout va bien : Olivia Moore connaît ces petits moments où le vernis finit par craquer. Dans « Oui, je sais », l’humoriste prend la vulnérabilité à bras-le-corps et en fait le terrain d’un stand-up aussi cash qu’introspectif. Elle sera sur la scène de la Comédie de Toulouse vendredi 13 novembre 2026.

Rire de ce qu’on préfère cacher
La charge mentale, les parents compliqués, les désillusions, les injonctions contradictoires… Olivia Moore ne manque pas de sujets à déballer. Dans son troisième seule-en-scène, elle s’intéresse à ces moments où l’on sait très bien ce qui cloche, sans toujours parvenir à changer les choses. Le titre résume cette contradiction : « Oui, je sais ». Oui, on connaît ses défauts, ses travers, ses mauvaises habitudes. Et alors ? L’humoriste s’amuse de cet écart entre ce qu’on comprend de soi et ce qu’on arrive réellement à faire. Son écriture directe, volontiers absurde, passe des contrariétés du quotidien aux questions plus intimes. Jusqu’à ces expériences douloureuses dont on parle rarement sans baisser la voix. Ici, le rire ne sert pas à nier leur gravité, mais à trouver une autre manière de les raconter.
La vulnérabilité, pas une faiblesse
Le propos va plus loin que la simple confession. Olivia Moore remet en question les rapports de force qui s’invitent dans les relations amoureuses, familiales ou amicales. Pourquoi faudrait-il toujours se montrer solide, maîtriser ses émotions et donner le change ? Et si accepter ses fragilités était une façon de mieux vivre avec les autres ? Le stand-up devient alors un espace où l’on peut rire de ce qui pèse, sans faire comme si cela n’existait pas.
La Comédie de Toulouse
vendredi 13 novembre 2026
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