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L’Égaré, quand marionnettes et mémoire croisent les chemins de l’humanité à Odyssud

by Julie Rodriguez

En ce début d’année, Odyssud propose L’Égaré, une pièce sensible et poétique portée par la Compagnie Créature et mise en scène par Lou Broquin. Ce spectacle invite le public à contempler la fragilité de l’humain, le regard porté sur l’autre, à travers un récit de mémoire, de mer et de résilience; le vendredi 16 janvier 2026. Spectacle présenté au Petit Théâtre Saint-Exupère.

Un récit fragmentaire, entre mer et mémoire

L’Égaré débute par une image forte : un homme retrouvé sur une plage, échoué près d’un radeau, sur une île peuplée d’habitants étrangers à son histoire. Très vite, le spectacle se déploie comme une série de fragments, de mémoire, d’objets, de récits, restitués par deux anciens enfants, devenus adultes, qui reconstruisent le souvenir de cette rencontre. 

À travers marionnettes, masques et objets sculptés, la Compagnie Créature parvient à évoquer la question de l’exil, de la différence, mais aussi celle d’un accueil possible. La mer, omniprésente en fond scénique, incarne à la fois le danger, l’inconnu, mais aussi l’espoir d’un refuge ou d’un renouveau. 

Un langage visuel et sensitif

La force de L’Égaré réside dans sa manière de mêler plusieurs langages (théâtre, marionnettes, ombres, objets) pour construire un univers à la fois intime et universel. Les décors, masques et marionnettes sont conçus par Lou Broquin avec l’aide de Michel Broquin, révélant un souci esthétique et un sens de la matière manifeste. 

En jouant sur le silence, le souffle, le geste et le regard, le spectacle refuse l’effet spectaculaire facile pour privilégier la suggestion. Les passages scéniques, parfois d’une grande poésie, laissent à chacun la possibilité d’interpréter, de ressentir, de repenser ce qu’il croit savoir; sur l’étranger, sur l’autre, sur soi-même.

Un propos humaniste et contemporain

Si L’Égaré puise dans une fable presque mythique, son écho résonne fortement avec les enjeux contemporains : migrations, exils, accueil, mémoire collective. Le « décalage » entre l’île, le naufrage, la mer, et le regard d’enfants devenus adultes, interroge la responsabilité de chacun face à l’altérité.

Le spectacle ne donne pas de leçon, il propose plutôt une respiration, une pause pour écouter, pour accepter l’autre. En cela, il s’inscrit dans une tradition du théâtre qui valorise l’empathie, l’écoute, la réflexion, sans pathos excessif, mais avec sincérité et douceur.

Spectacle présenté au Petit Théâtre Saint-Exupère

Odyssud
vendredi 16 janvier 2026
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