La plupart des gens de ma génération, celle des sixties, contemporains de son âge d’or, tout à leur plaisir de danser comme « on fait l’amour » (« rock and roll » en argot afro-américain), ont écouté cette musique, sans bien comprendre les textes des chansons. Et pourtant, il s’agissait souvent de véritables poèmes, dont le sens avait autant d’importance pour les auteurs que leur musique. Au-delà d’une révolution musicale, culturelle et intellectuelle, les artistes qui l’ont illustrée exprimaient ainsi leurs rêves bleus et leurs amours libres, mais aussi leurs cris du cœur, d’amour et de révolte, leur espoir à pleurer de rage d’un monde meilleur pour tous. Derrière les apparences souvent iconoclastes, se cachait une sensibilité à fleur de peau que les mots laissaient filtrer. Comme disait Léo Ferré, « dans l’âme ils avaient tant de bleu qu’on n’y voyait que du feu. »
Avec Serge Faubert, nous avons voulu leur rendre hommage à travers quelques extraits de leurs œuvres.
E.F-M
• Festival littéraire franco-anglais de Parisot

Elrik Fabre-Maigné: Récitatif, adaptations française, écriture
Serge Faubert: Guitare électrique, effets, arrangements
Juliet De Loustal: Locutrice en anglais
Festival littéraire franco-anglais de Parisot

