Des stars et une ouverture toujours plus grande vers l’international pour la 18ème édition du Limoux Brass Festival dédié aux musiques de cuivre qui se déroulera du 30 avril au 3 mai.

Pour son lancement, le 30 avril à 20h30, sur la scène de la nouvelle salle de la Tuilerie, c’est un feu d’artifice que propose le Limoux Brass Festival avec le mythique groupe Kassav’. Depuis la fin des années 1970, la formation antillaise, originaire de la Guadeloupe, a fait connaître et popularisé le zouk dans l’Hexagone et surtout par-delà les frontières. Des millions de disques vendus, des concerts sur tous les continents, une longévité synonyme de renouvellement comme de fidélité à ses sources musicales ont fait de Kassav’ une légende vivante et l’un des très rares groupes français de son époque à obtenir un succès international. Danse et fête donneront donc point de départ et le tempo de cette 18ème édition.
Le 1er mai, le groupe Eyo’nlé, fanfare de cuivres et de percussions venue du Bénin et portée par les frères Djigbénou, ouvrira la soirée avec son cocktail de jazz, de musiques traditionnelles, de chanson, dopé par des cuivres euphorisants. Un autre artiste originaire d’Afrique, en l’occurrence du Cameroun, prendra le relais lors de cette soirée. Il s’agit de Richard Bona, l’un des meilleurs bassistes en activité, remarquable chanteur et compositeur de grand talent. Disciple de Jaco Pastorius et de Weather Report (il a d’ailleurs accompagné Joe Zawinul), Bona a fait ses premiers pas musicaux en France avant de partir aux Etats-Unis où il est devenu l’un des bassistes de jazz et de jazz-rock parmi les plus convoités. Des frères Brecker à Pat Metheny (fructueuse et longue collaboration) en passant par Herbie Hancock ou Mike Stern, il a joué avec des pointures tout en menant une brillante carrière d’artiste solo. A Limoux, il se produira en compagnie du trompettiste Alexandre Hérichon, du guitariste Ciro Manna, du claviériste Michaël Lecoq et du batteur Nicolas Viccaro. A ne pas rater.

L’Espagne pousse ses cuivres
Changement de style le 2 mai avec les Mama Shakers, groupe de cinq jeunes musiciens qui revisitent le jazz, le blues et la country des années 1920 et 1930. Habitués des festivals, ces amoureux du swing avaient enchanté le public de Limoux l’an passé et qui les retrouvera ou les découvrira lors de cette édition. Leur succèdera sur scène ce même soir un autre groupe détonnant en la personne d’Electro Deluxe qui, depuis plus de vingt ans, sert un mélange explosif de soul et de funk dont témoignait récemment encore le très bon album Next. Si la formation initiale fait déjà la part belle aux cuivres (saxophone, trompette, trombone), il faut noter que le groupe se produira à Limoux dans une version Big Band enrichie d’une vingtaine de musiciens…

Pour sa part, le Spanish Brass, en concert le dimanche 3 mai à 14 heures, ne compte que cinq musiciens, mais ce quintette de cuivres de renommée internationale – Carlos Benetó et Juanjo Serna (trompettes), Manolo Pérez (cor), Inda Bonet (trombone) et Sergio Finca (tuba) – a fait ses preuves tant sur scène que sur ses multiples enregistrements. Aussi à l’aise pour interpréter Mozart, Bach ou Ravel que le maître argentin du tango Astor Piazzolla, les Espagnols se sont également illustrés en adaptant quelques-unes des plus célèbres musiques de films. La variété des inspirations du Spanish Brass – parrain de l’édition 2026 du festival – devrait garantir un grand moment.

On restera en Espagne pour la clôture du Limoux Brass Festival avec la Banda Santa Cecília de Guadassuar dont la centaine de musiciens incarne l’art festif et la ferveur de la musique traditionnelle valencienne. Par ailleurs, à son habitude, le festival présentera de nombreux concerts gratuits mettant en valeur les talents d’orchestres, de Big Band, de fanfares, d’ici et d’ailleurs, au gré de rendez-vous tout au long de ces quatre jours placés sous le signe de l’éclectisme et du plaisir. A vos cuivres…


