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La Cinéma en plein air • Cinémathèque

by redaction

La Cinémathèque de Toulouse débute le 9 juillet sa nouvelle édition de « Cinéma en plein air ». Petite sélection dans la programmation de juillet.

Cinéma en plein air

Du 9 juillet au 27 août, la Cinémathèque à voir ou revoir des classiques ainsi que des films plus méconnus la tête dans les étoiles. Les festivités du Cinéma en plein air débuteront ce samedi 9 juillet avec Les Tontons flingueurs de Georges Lautner. On a beau l’avoir vu dix fois, on ne se lasse pas des dialogues de Michel Audiard et des compositions de Lino Ventura, Bernard Blier, Robert Dalban et les autres. Difficile de ne pas céder à l’appel du vitriol, une boisson d’hommes, du brutal… On restera dans le domaine de l’ivresse avec Drunk de Thomas Vintenberg où quatre amis décident de s’imbiber avec méthode et persévérance.

Boire ou conduire : il faut choisir, disait naguère la sécurité routière. Steve McQueen dans Bullit de Peter Yates avait choisi et nous offre dans ce polar au scénario flottant l’une des plus célèbres poursuites de voitures dans les rues de San Francisco. Pour ne rien gâcher, Jacqueline Bisset fait quelques apparitions tandis que la musique est de Lalo Schifrin.

Cinéma en plein air
Steve McQueen – Bullit

Le plus beau film du monde

On quitte San Francisco pour Nantes avec Lola de Jacques Demy, œuvre emblématique de la Nouvelle Vague portée par un noir et blanc somptueux et la non moins somptueuse Anouk Aimée. Plus au Sud, c’est à Casablanca, nid d’espions durant la Seconde Guerre, que nous attendent Humphrey Bogart, Ingrid Bergman, Claude Rains et Peter Lorre devant la caméra de Michael Curtiz. Magie du grand Hollywood et répliques cultes (« Nous aurons toujours Paris », « Je crois que c’est le début d’une grande amitié ») à la clé.

Cinéma en plein air
Humphrey Bogart et Ingrid Bergman dans Casablanca de Michael Curtiz

« Un metteur en scène d’aujourdhui doit accepter l’idée que son travail sera éventuellement jugé par quelqu‘un qui n’aura peutêtre jamais vu un film de Murnau », écrivait François Truffaut voici plus d’un demi-siècle. Cela fait longtemps que l’on peut enlever « éventuellement » et « peut-être » à la prédiction du cinéaste. Raison de plus pour ne pas bouder les projections de L’Aurore, « le plus beau film du monde » toujours selon Truffaut.

Qu’est devenu Peter Weir ? On ne sait pas. Alors on reverra volontiers son Truman Show, comédie grinçante et visionnaire, dont le héros (interprété par Jim Carrey) est le héros malgré lui d’une émission de télé-réalité. Enfin, Moonrise Kingdom de Wes Anderson, autour de la fugue de deux adolescents sur une île de Nouvelle-Angleterre, a des parfums d’école buissonnière et de vacances. A son habitude, le cinéaste a réuni un casting de rêve (Edward Norton, Bill Murray, Bruce Willis, Frances McDormand…) pour ce film plein de fantaisie, de drôlerie, de poésie, avec ce qu’il faut de mélancolie.

Christian Authier

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