Benoît Duteurtre, à contretemps

Les Chroniqueurs

Par Christian Authier


L’écrivain publie avec Pourquoi je préfère rester chez moi un recueil de chroniques diverses dans lesquelles il bouscule les modes et le prêt-à-penser de l’époque.


«Je me pose des questions. D’anciennes et de nouvelles, avec un goût marqué pour les contradictions», annonce l’auteur de Gaieté parisienne, Service clientèle ou La Rebelle – romans s’attachant à décrire (non sans légèreté et humour grinçant) quelques-unes des mutations contemporaines – dans l’avant-propos de ce recueil aux motifs variés. «Il est possible que je m’attache trop à des plaisirs disparus, voire à l’idée que certaines choses étaient « mieux avant ». Je n’ai pourtant rien contre la notion de progrès, et je suppose que notre époque en apporte beaucoup, dont d’autres se chargent de faire l’apologie… Quant à moi, en rassemblant ces diverses « polémiques », j’ai voulu épingler certaines réformes qui ne rendent pas le monde meilleur, des évolutions fâcheuses qui n’étaient pas toujours inéluctables. Cherchant à peser, dans chaque bond en avant, ce que nous gagnons et ce que nous perdons, je me livre à une critique de la vie quotidienne qui voudrait au moins inviter à réfléchir», poursuit-il.


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    Les Lois de l’apogée

    Jean Le Gall

    Le bûcher des vanités

    Par Christian Authier


    Jean Le Gall signe avec Les Lois de l’apogée un roman virtuose et jubilatoire autour de trois personnages évoluant dans le monde littéraire, la politique et les affaires.

     

    Il y a un plaisir particulier à lire Les Lois de l’apogée en pleine rentrée littéraire quand les engouements grégaires de la critique encensent une quinzaine de livres – en général de fausses valeurs et des bêtes à Goncourt calibrées – parmi une production de plusieurs centaines de titres. Car l’un des motifs du troisième roman de Jean Le Gall est précisément le «milieu littéraire», notamment à travers la destinée de Jérôme Vatrigan. En 1988, ce jeune homme chic, alors âgé de 23 ans, remporte le prix Goncourt pour son premier roman. Le coup de maître du prodige, catalogué néo-hussard, restera sans suite.


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