Benoît Duteurtre, à contretemps

Les Chroniqueurs

Par Christian Authier


L’écrivain publie avec Pourquoi je préfère rester chez moi un recueil de chroniques diverses dans lesquelles il bouscule les modes et le prêt-à-penser de l’époque.


«Je me pose des questions. D’anciennes et de nouvelles, avec un goût marqué pour les contradictions», annonce l’auteur de Gaieté parisienne, Service clientèle ou La Rebelle – romans s’attachant à décrire (non sans légèreté et humour grinçant) quelques-unes des mutations contemporaines – dans l’avant-propos de ce recueil aux motifs variés. «Il est possible que je m’attache trop à des plaisirs disparus, voire à l’idée que certaines choses étaient « mieux avant ». Je n’ai pourtant rien contre la notion de progrès, et je suppose que notre époque en apporte beaucoup, dont d’autres se chargent de faire l’apologie… Quant à moi, en rassemblant ces diverses « polémiques », j’ai voulu épingler certaines réformes qui ne rendent pas le monde meilleur, des évolutions fâcheuses qui n’étaient pas toujours inéluctables. Cherchant à peser, dans chaque bond en avant, ce que nous gagnons et ce que nous perdons, je me livre à une critique de la vie quotidienne qui voudrait au moins inviter à réfléchir», poursuit-il.


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    Le Dictionnaire amoureux de la Chanson française

    de Bertrand Dicale

    Et tout finit par des chansons

    Par Serge Chauzy


    Il n’est pas si loin le temps où le repas familial dominical, touchant à sa fin, après dessert, café et pousse-café, on passait aux choses sérieuses : « Le tour de table en chanson », chacun poussant la sienne, avec plus ou moins de bonheur et de justesse, avec reprise en chœur, aux refrains.


    Honneur à la plus ancienne mémé qui avait son répertoire et son modèle : Berthe Sylva, avec « Les roses blanches » que la jeune gamine apportait à sa maman malade à l’hôpital où elle allait mourir. Triste chanson, mais dont tout le monde reprenait en chœur le refrain. Ensuite c’était le jeune tonton, de retour de 5 ans de captivité en Allemagne et qui chantait, lui, la joie primaire du jeune héros basque, « Ramuncho », chanté alors par André Dassary qui voulait, ainsi, faire oublier son « Maréchal nous voilà ! » de l’occupation allemande !


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