Hommage à Michel Déon

Les Chroniqueurs

Par Christian Authier


L’écrivain décédé le 28 décembre nous lègue un art de vivre, de lire et d’écrire d’un éclat éternel.

 

Nous avions fini par croire, au fil des ans, que Michel Déon était réellement immortel, ainsi l’on qualifie les membres de l’Académie française où il avait été élu en 1978. Lui-même aimait plaisanter sur son extraordinaire longévité qui a donc pris fin le mercredi 28 décembre quelques mois après son quatre-vingt-dix-septième anniversaire. Avec la disparition de Michel Déon s’achève définitivement une époque, celle de la mythologie des hussards, de ces écrivains ayant eu entre vingt et vingt-cinq ans en 1945 – date que Roger Nimier désigna comme «la fin du monde civilisé» – et qui voulurent chasser le tragique, la gravité, l’idéologie, les interdits et les listes noires sans rien renier de leurs fidélités respectives. Avec lui s’éteint aussi un certain art de vivre, de lire et d’écrire que l’homme comme l’œuvre incarnèrent de façon aussi majestueuse qu’humble.


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    Dis-moi pourquoi

    Patrick Besson

    Le charme discret de la bourgeoisie

    Par Christian Authier


    Dis-moi pourquoi est une comédie grinçante et jubilatoire ciselée par un Patrick Besson une nouvelle fois bluffant.


    Quelques mois à peine après Ne mets pas de glace sur un cœur vide (Plon), revoici Patrick Besson avec un nouveau roman, Dis-moi pourquoi, chez un éditeur inédit (Stock) dans sa bibliographie riche de près d’une centaine de titres. Il faudrait désormais un universitaire ou un historien pour se repérer dans cette œuvre où se croisent depuis 1974 romans, récits, nouvelles, pastiches, pièces de théâtre, pamphlets, recueils d’articles et de chroniques.

     

    Le Besson septembre 2016 évoque de prime abord sa veine «règlements de comptes en famille» et chronique de la bourgeoisie façon Belle-sœur ou Défiscalisées. Nous sommes chez les Cauterets, dans la petite commune de Campan sur les bords de l’Adour, non loin de Bagnères-de-Bigorre.


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