Benoît Duteurtre, à contretemps

Les Chroniqueurs

Par Christian Authier


L’écrivain publie avec Pourquoi je préfère rester chez moi un recueil de chroniques diverses dans lesquelles il bouscule les modes et le prêt-à-penser de l’époque.


«Je me pose des questions. D’anciennes et de nouvelles, avec un goût marqué pour les contradictions», annonce l’auteur de Gaieté parisienne, Service clientèle ou La Rebelle – romans s’attachant à décrire (non sans légèreté et humour grinçant) quelques-unes des mutations contemporaines – dans l’avant-propos de ce recueil aux motifs variés. «Il est possible que je m’attache trop à des plaisirs disparus, voire à l’idée que certaines choses étaient « mieux avant ». Je n’ai pourtant rien contre la notion de progrès, et je suppose que notre époque en apporte beaucoup, dont d’autres se chargent de faire l’apologie… Quant à moi, en rassemblant ces diverses « polémiques », j’ai voulu épingler certaines réformes qui ne rendent pas le monde meilleur, des évolutions fâcheuses qui n’étaient pas toujours inéluctables. Cherchant à peser, dans chaque bond en avant, ce que nous gagnons et ce que nous perdons, je me livre à une critique de la vie quotidienne qui voudrait au moins inviter à réfléchir», poursuit-il.


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    Adios

    Thomas Morales

    Éloge du monde d’avant

    Par Christian Authier


    Thomas Morales rassemble avec bonheur dans Adios des chroniques dédiées aux écrivains, aux actrices et aux films d’autrefois, à tant d’autres choses célébrant une certaine idée de la vie devenue anachronique.


    En une poignée de livres de nature très variée (deux romans, un Dictionnaire élégant de l’automobile à lire aussi par ceux qui n’ont pas le permis, un recueil de textes littéraires intitulé Lectures vagabondes), Thomas Morales a déjà solidement dessiné les paysages de sa géographie intime. Son nouveau livre, Adios (comme le dernier roman de Kléber Haedens) prolonge l’entreprise et l’écrivain y proclame sa passion «pour les voitures fantasques, les actrices racées, les plats en gelée, l’odeur saturée des chais, les romans amers des Hussards, les films d’Audiard».


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