Benoît Duteurtre, à contretemps

Les Chroniqueurs

Par Christian Authier


L’écrivain publie avec Pourquoi je préfère rester chez moi un recueil de chroniques diverses dans lesquelles il bouscule les modes et le prêt-à-penser de l’époque.


«Je me pose des questions. D’anciennes et de nouvelles, avec un goût marqué pour les contradictions», annonce l’auteur de Gaieté parisienne, Service clientèle ou La Rebelle – romans s’attachant à décrire (non sans légèreté et humour grinçant) quelques-unes des mutations contemporaines – dans l’avant-propos de ce recueil aux motifs variés. «Il est possible que je m’attache trop à des plaisirs disparus, voire à l’idée que certaines choses étaient « mieux avant ». Je n’ai pourtant rien contre la notion de progrès, et je suppose que notre époque en apporte beaucoup, dont d’autres se chargent de faire l’apologie… Quant à moi, en rassemblant ces diverses « polémiques », j’ai voulu épingler certaines réformes qui ne rendent pas le monde meilleur, des évolutions fâcheuses qui n’étaient pas toujours inéluctables. Cherchant à peser, dans chaque bond en avant, ce que nous gagnons et ce que nous perdons, je me livre à une critique de la vie quotidienne qui voudrait au moins inviter à réfléchir», poursuit-il.


Lire la suite...






























    

    Ma part de Gaulois

    Magyd Cherfi

    Par Christian Authier


    Magyd Cherfi, le chanteur du groupe Zebda, publie son troisième livre, Ma part de Gaulois, récit autobiographique sur son enfance et son adolescence dans les quartiers nord de Toulouse.

     

    Comment grandir en apprenant «nos ancêtres les Gaulois» alors que l’on s’appelle Magyd Cherfi ? Comment faire concilier les pages du roman national avec celles que les pères ou les oncles ont écrites lors de la guerre d’Algérie du côté des «indigènes» appelés un temps à devenir des «Français à part entière» ? Autant de thèmes soulevés par Ma part de Gaulois qui bouscule les mythes de l’histoire officielle comme ceux des récits familiaux. «On trouvait ça troublant que nos vieux aient été un temps des héros gigantesques puis, sous nos yeux, de pauvres analphabètes atterrés qui nous intimaient l’ordre de ne jamais quitter l’ombre sous les platanes, de ne pas faire de vagues sous peine d’être renvoyés comme de vulgaires chahuteurs», se souvient Magyd Cherfi, né à Toulouse en novembre 1962.


    Lire la suite...
    Partager
    Partager sur FacebookPartager sur TwitterPartager sur GooglePartager par email