Bernard Maris, encore une fois

Les Chroniqueurs

Par Christian Authier


Un peu plus de deux ans après la disparition de Bernard Maris, les hommages – en particulier livresques – se succèdent. Il est vrai que cet homme singulièrement libre a laissé un grand vide tant par son style que par son propos. Economiste, journaliste, essayiste, romancier : les classifications ne suffisent à cerner les différentes facettes de celui qui fut aussi un fin pédagogue. De sa longue expérience de professeur et d’universitaire, Bernard Maris avait préservé le don de rendre compréhensible les mécanismes et les enjeux d’une discipline parfois complexe, notamment quand elle est confisquée par des «spécialistes» soucieux de préserver leur pré carré.

 

Cet éducateur soucieux de la clarté ne cédait cependant pas à la simplification ni à la vulgarisation à outrance sinon à l’occasion dans des textes résolument pamphlétaires à l’image de ceux signés avec Philippe Labarde. En outre, certains de ses ouvrages – dont Capitalisme et Pulsion de mort écrit avec Gilles Dostaler – se révèlent plus exigeants et ardus.


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    Ne mets pas de glace sur un cœur vide

    Patrick Besson

    Conte moral et crime parfait dans la France d'avant

    Par Christian Authier


    Un homme se souvient, enfin il écrit un roman, ce qui souvent revient au même. À Malakoff, durant l’été 1989, Philippe, professeur de lettres dans un lycée de Vanves, spécialiste de Corneille et de vélo, aimait retrouver son voisin au café du Carrefour, leur QG. Ledit voisin, Vincent Lagarde, malade du cœur, attend une greffe. Avant, il travaillait dans l’industrie du disque. Maintenant, enfin en 1989, il est rentier, notamment grâce à sa mère qui a fait fortune dans l’immobilier. Entre les deux hommes, nés en 1951, se noue une «pseudo-amitié» de près de cinq ans.


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