Benoît Duteurtre, à contretemps

Les Chroniqueurs

Par Christian Authier


L’écrivain publie avec Pourquoi je préfère rester chez moi un recueil de chroniques diverses dans lesquelles il bouscule les modes et le prêt-à-penser de l’époque.


«Je me pose des questions. D’anciennes et de nouvelles, avec un goût marqué pour les contradictions», annonce l’auteur de Gaieté parisienne, Service clientèle ou La Rebelle – romans s’attachant à décrire (non sans légèreté et humour grinçant) quelques-unes des mutations contemporaines – dans l’avant-propos de ce recueil aux motifs variés. «Il est possible que je m’attache trop à des plaisirs disparus, voire à l’idée que certaines choses étaient « mieux avant ». Je n’ai pourtant rien contre la notion de progrès, et je suppose que notre époque en apporte beaucoup, dont d’autres se chargent de faire l’apologie… Quant à moi, en rassemblant ces diverses « polémiques », j’ai voulu épingler certaines réformes qui ne rendent pas le monde meilleur, des évolutions fâcheuses qui n’étaient pas toujours inéluctables. Cherchant à peser, dans chaque bond en avant, ce que nous gagnons et ce que nous perdons, je me livre à une critique de la vie quotidienne qui voudrait au moins inviter à réfléchir», poursuit-il.


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    Loin devant !

    Jérôme Leroy

    Les oraisons funèbres de Jérôme Leroy

    Par Christian Authier


    La mort rappelle à l’homme «qu’il n’est absolument rien et que malgré ses écrans plats, ses femmes refaites, ses connexions Internet, ses GPS, ses téléphones portatifs et ses bouffées d’orgueil prométhéennes, il va lui aussi mourir, en général seul et dans un hôpital s’il est occidental ou seul et dans un bidonville s’il est né dans l’hémisphère sud», écrit Jérôme Leroy dans la préface de sa compilation d’oraisons funèbres publiées sur le site du magazineCauseur.


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