Benoît Duteurtre, à contretemps

Les Chroniqueurs

Par Christian Authier


L’écrivain publie avec Pourquoi je préfère rester chez moi un recueil de chroniques diverses dans lesquelles il bouscule les modes et le prêt-à-penser de l’époque.


«Je me pose des questions. D’anciennes et de nouvelles, avec un goût marqué pour les contradictions», annonce l’auteur de Gaieté parisienne, Service clientèle ou La Rebelle – romans s’attachant à décrire (non sans légèreté et humour grinçant) quelques-unes des mutations contemporaines – dans l’avant-propos de ce recueil aux motifs variés. «Il est possible que je m’attache trop à des plaisirs disparus, voire à l’idée que certaines choses étaient « mieux avant ». Je n’ai pourtant rien contre la notion de progrès, et je suppose que notre époque en apporte beaucoup, dont d’autres se chargent de faire l’apologie… Quant à moi, en rassemblant ces diverses « polémiques », j’ai voulu épingler certaines réformes qui ne rendent pas le monde meilleur, des évolutions fâcheuses qui n’étaient pas toujours inéluctables. Cherchant à peser, dans chaque bond en avant, ce que nous gagnons et ce que nous perdons, je me livre à une critique de la vie quotidienne qui voudrait au moins inviter à réfléchir», poursuit-il.


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    Le génie foudroyé

    Georges Bizet nous quitte en 1875, à l’âge de 37 ans, laissant le monde musical orphelin. Il portait vraisemblablement en lui les germes de chefs-d’œuvre novateurs. Son grand opéra, Carmen, est là pour en attester.


    Jérôme Bastianelli, très opportunément, décide de nous faire pénétrer le corpus, hélas réduit, de ce compositeur, en le divisant en quatre chapitres : l’Orchestre, le Piano, le Théâtre, les Destinées.

     

    L’Orchestre donc, pour débuter ce portrait, et bien sûr la Symphonie en ut, composition d’un jeune homme surdoué de 17 ans qui écrit là l’une des œuvres les plus affichées dans les salles de concert aujourd’hui et que tous les chefs ont voulu enregistrer. Et pourtant, Bizet l’enterre pas plus tôt qu’écrite et sa création en 1935 est digne d’un authentique thriller. Mais pourquoi Georges Bizet dédaigne ainsi cette magnifique composition ? En tentant un début d’explication, l’auteur porte un éclairage sur la personnalité de ce musicien indécis, ignorant de son talent. 

     

    Un soir de l’année 1861, quelques amis se réunissent chez Halévy, dont Liszt et Bizet. Le présent ouvrage retrace en détail cette soirée au cours de laquelle le jeune Bizet éberlue littéralement par sa mémoire et sa virtuosité l’icône de la musique hongroise. Bizet pourrait gagner des fortunes en donnant des récitals de piano.


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