Jean-Edern Hallier, l"idiot insaisissable

Les Chroniqueurs

Jean-Claude Lamy

Par Christian Authier


C’était Jean-Edern…


Avec Jean-Edern Hallier, L’idiot indispensable, Jean-Claude Lamy signe un livre éblouissant sur un écrivain hors normes.

 

Et si Jean-Claude Lamy avait écrit le meilleur livre «de» Jean-Edern Hallier ? C’est finalement ce que l’on se dit en ayant terminé cette biographie-fleuve de 600 pages qui reflète sans doute mieux la vérité de l’écrivain et polémiste que ses propres livres dont les meilleurs se nomment Le premier qui dort réveille l’autre, L’Évangile du fou et Je Rends Heureux. D’ailleurs, Hallier n’était pas dupe en disant «Mon chef-d’œuvre, c’est ma vie». Son père, le général André Adolphe Hallier, regrettait qu’il ne soit pas passé par la case prison : «Un an à la bastille, il aurait pu écrire un grand roman».


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    Le génie foudroyé

    Georges Bizet nous quitte en 1875, à l’âge de 37 ans, laissant le monde musical orphelin. Il portait vraisemblablement en lui les germes de chefs-d’œuvre novateurs. Son grand opéra, Carmen, est là pour en attester.


    Jérôme Bastianelli, très opportunément, décide de nous faire pénétrer le corpus, hélas réduit, de ce compositeur, en le divisant en quatre chapitres : l’Orchestre, le Piano, le Théâtre, les Destinées.

     

    L’Orchestre donc, pour débuter ce portrait, et bien sûr la Symphonie en ut, composition d’un jeune homme surdoué de 17 ans qui écrit là l’une des œuvres les plus affichées dans les salles de concert aujourd’hui et que tous les chefs ont voulu enregistrer. Et pourtant, Bizet l’enterre pas plus tôt qu’écrite et sa création en 1935 est digne d’un authentique thriller. Mais pourquoi Georges Bizet dédaigne ainsi cette magnifique composition ? En tentant un début d’explication, l’auteur porte un éclairage sur la personnalité de ce musicien indécis, ignorant de son talent. 

     

    Un soir de l’année 1861, quelques amis se réunissent chez Halévy, dont Liszt et Bizet. Le présent ouvrage retrace en détail cette soirée au cours de laquelle le jeune Bizet éberlue littéralement par sa mémoire et sa virtuosité l’icône de la musique hongroise. Bizet pourrait gagner des fortunes en donnant des récitals de piano.


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