Benoît Duteurtre, à contretemps

Les Chroniqueurs

Par Christian Authier


L’écrivain publie avec Pourquoi je préfère rester chez moi un recueil de chroniques diverses dans lesquelles il bouscule les modes et le prêt-à-penser de l’époque.


«Je me pose des questions. D’anciennes et de nouvelles, avec un goût marqué pour les contradictions», annonce l’auteur de Gaieté parisienne, Service clientèle ou La Rebelle – romans s’attachant à décrire (non sans légèreté et humour grinçant) quelques-unes des mutations contemporaines – dans l’avant-propos de ce recueil aux motifs variés. «Il est possible que je m’attache trop à des plaisirs disparus, voire à l’idée que certaines choses étaient « mieux avant ». Je n’ai pourtant rien contre la notion de progrès, et je suppose que notre époque en apporte beaucoup, dont d’autres se chargent de faire l’apologie… Quant à moi, en rassemblant ces diverses « polémiques », j’ai voulu épingler certaines réformes qui ne rendent pas le monde meilleur, des évolutions fâcheuses qui n’étaient pas toujours inéluctables. Cherchant à peser, dans chaque bond en avant, ce que nous gagnons et ce que nous perdons, je me livre à une critique de la vie quotidienne qui voudrait au moins inviter à réfléchir», poursuit-il.


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    Les enfants du rock

    Par Christian Authier


    Avec Un autre monde, Michka Assayas signe à la fois une sorte d’autobiographie musicale et un récit autour de ses rapports avec son fils. Drôle et émouvant.


    Comment passe-t-on de l’autre côté ? Comment un passionné de musique devient un praticien, voire un créateur ? C’est l’une des trames du livre de Michka Assayas. Il fut adolescent à la fin des années soixante et au début des années soixante-dix. L’actualité discographique rock de l’époque se nommait Bob Dylan, Beatles, Rolling Stones, Soft Machine, Traffic, Mike Oldfield, Marc Bolan, Pink Floyd, Yes, Genesis, Led Zeppelin… Du moins pour les oreilles de ce jeune homme curieux qui consignait ce qu’il écoutait sur des fiches bristol avec une rigueur maniaque dont il hérita une hypermnésie plutôt profitable. Quelques années plus tard, il devint critique de rock et il se souvient que voir son nom imprimé dans des magazines et journaux, aujourd’hui disparus ou naguère prestigieux (Rock & Folk, Libération), lui semblait «relever de la magie».


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