Benoît Duteurtre, à contretemps

Les Chroniqueurs

Par Christian Authier


L’écrivain publie avec Pourquoi je préfère rester chez moi un recueil de chroniques diverses dans lesquelles il bouscule les modes et le prêt-à-penser de l’époque.


«Je me pose des questions. D’anciennes et de nouvelles, avec un goût marqué pour les contradictions», annonce l’auteur de Gaieté parisienne, Service clientèle ou La Rebelle – romans s’attachant à décrire (non sans légèreté et humour grinçant) quelques-unes des mutations contemporaines – dans l’avant-propos de ce recueil aux motifs variés. «Il est possible que je m’attache trop à des plaisirs disparus, voire à l’idée que certaines choses étaient « mieux avant ». Je n’ai pourtant rien contre la notion de progrès, et je suppose que notre époque en apporte beaucoup, dont d’autres se chargent de faire l’apologie… Quant à moi, en rassemblant ces diverses « polémiques », j’ai voulu épingler certaines réformes qui ne rendent pas le monde meilleur, des évolutions fâcheuses qui n’étaient pas toujours inéluctables. Cherchant à peser, dans chaque bond en avant, ce que nous gagnons et ce que nous perdons, je me livre à une critique de la vie quotidienne qui voudrait au moins inviter à réfléchir», poursuit-il.


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    Adolf Busch - Le premier des justes

    de André Tubeuf

    «Adolf est un saint» Arturo Toscanini

    Par Robert Penavayre


    Le dernier opus que signe André Tubeuf est particulièrement bien venu car il remet sous les feux des projecteurs celui qui peut être considéré comme le plus grand violoniste allemand du siècle passé : Adolf Busch. Ce nom n’est pas étranger aux mélomanes car il est lié non seulement à Adolf, mais également à Fritz, son frère et éminent chef d’orchestre et aussi à ce fameux Quatuor Busch dont les quelques enregistrements, malgré leur ancienneté, font toujours référence.

     

    Né Allemand en 1891, il mourra Américain en 1952 après un long exil que son refus catégorique de la période nazie lui a imposé. Bach, Beethoven, Brahms l’ont accompagné tout au long de sa vie, tout comme une extrême exigence musicale. Ce pur aryen, blond aux yeux bleus, cet artiste d’exception, Hitler se désespèrera ne pas pouvoir le faire revenir sur ses terres natales.


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