Benoît Duteurtre, à contretemps

Les Chroniqueurs

Par Christian Authier


L’écrivain publie avec Pourquoi je préfère rester chez moi un recueil de chroniques diverses dans lesquelles il bouscule les modes et le prêt-à-penser de l’époque.


«Je me pose des questions. D’anciennes et de nouvelles, avec un goût marqué pour les contradictions», annonce l’auteur de Gaieté parisienne, Service clientèle ou La Rebelle – romans s’attachant à décrire (non sans légèreté et humour grinçant) quelques-unes des mutations contemporaines – dans l’avant-propos de ce recueil aux motifs variés. «Il est possible que je m’attache trop à des plaisirs disparus, voire à l’idée que certaines choses étaient « mieux avant ». Je n’ai pourtant rien contre la notion de progrès, et je suppose que notre époque en apporte beaucoup, dont d’autres se chargent de faire l’apologie… Quant à moi, en rassemblant ces diverses « polémiques », j’ai voulu épingler certaines réformes qui ne rendent pas le monde meilleur, des évolutions fâcheuses qui n’étaient pas toujours inéluctables. Cherchant à peser, dans chaque bond en avant, ce que nous gagnons et ce que nous perdons, je me livre à une critique de la vie quotidienne qui voudrait au moins inviter à réfléchir», poursuit-il.


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    Je dirai malgré tout que cette vie fut belle

    De Jean d’Ormesson

    D'Ormesson, une histoire française

    Par Christian Authier


    Dans son nouveau livre, Je dirai malgré tout que cette vie fut belle, l’académicien se raconte encore une fois avec un bonheur intact.


    De Jean d’Ormesson, on croit tout connaître, avoir tout lu, tout entendu. Cela fait d’ailleurs une dizaine d’années que l’académicien aux yeux bleus, notre Sinatra des lettres françaises «pléiadisé» de son vivant, publie des livres dont les titres ont des allures d’ultime confession : C’était bien, Un jour je m’en irai sans avoir tout dit… Le dernier en date, Je dirai malgré tout que cette vie fut belle (un vers d’Aragon, comme souvent), ne dépare pas dans la collection et ressemble à l’un de ces éternels retours que les vieux chanteurs nous offrent après leur tournée d’adieux. Et pourtant, à la lecture, la magie opère, intacte. On connaît les tours et les détours de l’auteur de La Gloire de l’Empire, La Douane de mer ou Casimir mène la grande vie, mais celui-ci, à quatre-vingt-dix ans, fait preuve d’une virtuosité que pourraient lui envier nombre de ses cadets.


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