Bernard Maris, encore une fois

Les Chroniqueurs

Par Christian Authier


Un peu plus de deux ans après la disparition de Bernard Maris, les hommages – en particulier livresques – se succèdent. Il est vrai que cet homme singulièrement libre a laissé un grand vide tant par son style que par son propos. Economiste, journaliste, essayiste, romancier : les classifications ne suffisent à cerner les différentes facettes de celui qui fut aussi un fin pédagogue. De sa longue expérience de professeur et d’universitaire, Bernard Maris avait préservé le don de rendre compréhensible les mécanismes et les enjeux d’une discipline parfois complexe, notamment quand elle est confisquée par des «spécialistes» soucieux de préserver leur pré carré.

 

Cet éducateur soucieux de la clarté ne cédait cependant pas à la simplification ni à la vulgarisation à outrance sinon à l’occasion dans des textes résolument pamphlétaires à l’image de ceux signés avec Philippe Labarde. En outre, certains de ses ouvrages – dont Capitalisme et Pulsion de mort écrit avec Gilles Dostaler – se révèlent plus exigeants et ardus.


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    Un dernier Blanchard pour la route

    Par Christian Authier


    Le Reste sans changement, volume posthume du journal d’André Blanchard, ressuscite la voix de l’écrivain.


    Né en 1951 et décédé en septembre 2014, André Blanchard vivait à Vesoul, loin du microcosme littéraire, et publiait depuis 1987 ses «carnets», volumes de journal intime dont la plupart furent édités par Le Dilettante, précieux refuge d’écrivains pour «happy few».

     

    Le Reste sans changement, en librairie depuis cette semaine, ressuscite la présence de cet esprit libre qui pensait avoir déjà « tout dit depuis vingt-cinq années, sur la société, la gauche, les crapules du haut en bas, l’école, l’art contemporain, les m’as-tu-vu ».


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