Jean-Edern Hallier, l"idiot insaisissable

Les Chroniqueurs

Jean-Claude Lamy

Par Christian Authier


C’était Jean-Edern…


Avec Jean-Edern Hallier, L’idiot indispensable, Jean-Claude Lamy signe un livre éblouissant sur un écrivain hors normes.

 

Et si Jean-Claude Lamy avait écrit le meilleur livre «de» Jean-Edern Hallier ? C’est finalement ce que l’on se dit en ayant terminé cette biographie-fleuve de 600 pages qui reflète sans doute mieux la vérité de l’écrivain et polémiste que ses propres livres dont les meilleurs se nomment Le premier qui dort réveille l’autre, L’Évangile du fou et Je Rends Heureux. D’ailleurs, Hallier n’était pas dupe en disant «Mon chef-d’œuvre, c’est ma vie». Son père, le général André Adolphe Hallier, regrettait qu’il ne soit pas passé par la case prison : «Un an à la bastille, il aurait pu écrire un grand roman».


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    Le feu sous les cendres

    Par Christian Authier


    Avec Et ne reste que des cendres, Oya Baydar signe un magnifique roman sur l’espérance révolutionnaire et les illusions perdues dans la Turquie contemporaine.

     

    Il était difficile de ne pas songer au roman d’Oya Baydar lors des récentes attaques kamikazes qui ensanglantèrent une manifestation pro-kurde et pour la paix à Ankara. Car, si l’époque à laquelle se déroule Et ne reste que des cendres (du milieu des années 1960 à la fin des années 90) n’est pas exactement la nôtre, les «guerres changent, mais les passions, les souffrances, les bassesses et l’héroïsme des humains ne changent pas.» Le récit de l’attentat du 1er mai 1977, place Taksim à Istanbul, qui causa plus de trente morts et une centaine de blessés, trouve encore d’étonnants et tragiques échos contemporains.


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