Benoît Duteurtre, à contretemps

Les Chroniqueurs

Par Christian Authier


L’écrivain publie avec Pourquoi je préfère rester chez moi un recueil de chroniques diverses dans lesquelles il bouscule les modes et le prêt-à-penser de l’époque.


«Je me pose des questions. D’anciennes et de nouvelles, avec un goût marqué pour les contradictions», annonce l’auteur de Gaieté parisienne, Service clientèle ou La Rebelle – romans s’attachant à décrire (non sans légèreté et humour grinçant) quelques-unes des mutations contemporaines – dans l’avant-propos de ce recueil aux motifs variés. «Il est possible que je m’attache trop à des plaisirs disparus, voire à l’idée que certaines choses étaient « mieux avant ». Je n’ai pourtant rien contre la notion de progrès, et je suppose que notre époque en apporte beaucoup, dont d’autres se chargent de faire l’apologie… Quant à moi, en rassemblant ces diverses « polémiques », j’ai voulu épingler certaines réformes qui ne rendent pas le monde meilleur, des évolutions fâcheuses qui n’étaient pas toujours inéluctables. Cherchant à peser, dans chaque bond en avant, ce que nous gagnons et ce que nous perdons, je me livre à une critique de la vie quotidienne qui voudrait au moins inviter à réfléchir», poursuit-il.


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    Un thriller sanguinaire et sans pitié

    Par Mélanie Volland


    Avec tes yeux est le nouveau thriller de l’auteur toulousain Sire Cédric. Immersion dans la psychologie d’un jeune homme torturé par des visions mortifères.


    Thomas est un jeune informaticien qui se retrouve assailli par des visions étranges. Il voit à travers les yeux d’un meurtrier, lorsque celui-ci torture ses victimes. Rapidement mêlé à une enquête policière, Avec tes yeux raconte sa lutte pour sortir de ce cauchemar.

     

    Des scènes à en détourner le regard.


    Les scènes de torture, particulièrement sanglantes, sont décrites avec une minutie qui fait froid dans le dos. Tout comme au cinéma, on est parfois tenté de détourner le regard. Sire Cédric s’attaque en effet à un symbole qui peut vite susciter le dégout : les yeux. Ces organes sensibles sont au cœur de son roman.


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