Benoît Duteurtre, à contretemps

Les Chroniqueurs

Par Christian Authier


L’écrivain publie avec Pourquoi je préfère rester chez moi un recueil de chroniques diverses dans lesquelles il bouscule les modes et le prêt-à-penser de l’époque.


«Je me pose des questions. D’anciennes et de nouvelles, avec un goût marqué pour les contradictions», annonce l’auteur de Gaieté parisienne, Service clientèle ou La Rebelle – romans s’attachant à décrire (non sans légèreté et humour grinçant) quelques-unes des mutations contemporaines – dans l’avant-propos de ce recueil aux motifs variés. «Il est possible que je m’attache trop à des plaisirs disparus, voire à l’idée que certaines choses étaient « mieux avant ». Je n’ai pourtant rien contre la notion de progrès, et je suppose que notre époque en apporte beaucoup, dont d’autres se chargent de faire l’apologie… Quant à moi, en rassemblant ces diverses « polémiques », j’ai voulu épingler certaines réformes qui ne rendent pas le monde meilleur, des évolutions fâcheuses qui n’étaient pas toujours inéluctables. Cherchant à peser, dans chaque bond en avant, ce que nous gagnons et ce que nous perdons, je me livre à une critique de la vie quotidienne qui voudrait au moins inviter à réfléchir», poursuit-il.


Lire la suite...






























    

    Un supplément d"Ames

    Par Christian Authier


    Avec Alcoolique, l’écrivain Jonathan Ames et le dessinateur Dean Haspiel signent un superbe roman graphique.


    On connaissait Jonathan Ames pour ses remarquables romans ou recueils de textes (Réveillez-vous, Monsieur !, Une double vie, c’est deux fois mieux,Tu n’as jamais été vraiment là, tous chez Joëlle Losfeld) ainsi que pour son épatante série télévisée Bored to Death produite par HBO. Le revoilà en compagnie du dessinateur Dean Haspiel avec un roman graphique en noir et blanc.


    De 1979 au début des années 2000, on suit la longue et tumultueuse relation entretenue par le double de l’auteur, Jonathan A, avec l’alcool (et accessoirement les drogues). Initiation, addiction, désintoxications, rechutes : le cycle est d’une banalité universelle, mais pas la façon dont Ames et Haspiel en saisissent les séductions et les maléfices.


    Lire la suite...
    Partager
    Partager sur FacebookPartager sur TwitterPartager sur GooglePartager par email