Horowitz L"Intranquille

Les Chroniqueurs

Jean-jacques Groleau

Par Robert Pénavayre


« C’est Satan au clavier » Clara Haskil


Déjà auteur, dans la même collection, d’un remarquable Rachmaninov, Jean-Jacques Groleau, actuel directeur, par intérim, du Théâtre du Capitole de Toulouse, publie aujourd’hui une biographie du pianiste Vladimir Horowitz.

 

Ce musicien, né en Ukraine (1903) aura tissé autour de lui une légende incroyable que sa suprême maîtrise digitale du clavier a largement contribué à installer dans le public. Véritable star, pour ne pas dire divo pour un homme qui adorait le bel canto, il a dominé le monde pianistique du 20ème siècle. Fut-il heureux pour autant ? Lui qui se rêvait comme « diseur », à l’instar de Maria Callas pour l’opéra, c’est-à-dire donnant un sens à chaque note, à chaque phrase, à chaque mélodie, était avant tout reconnu comme un virtuose sans équivalent. Ce fut le combat de sa vie. Jean-Jacques Groleau nous amène, de manière chronologique, sur les pas de cet homme, marié à Wanda Toscanini (on imagine les réunions de famille !!!) et dont la vie intime fut un tiraillement permanent vers d’autres aspirations.


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    Les conversations publiques de Beigbeder

    Par Christian Authier


    L’auteur de 99 francs rassemble dans Conversations d’un enfant du siècle une sélection d’interviews qu’il réalisa. Au menu : Houellebecq, d’Ormesson, Finkielkraut, Tabucchi…


    Un livre compilant des interviews d’écrivains, réalisées entre 1999 et 2014, pour la télévision ou la presse écrite : cela sent le recyclage paresseux. On ouvre tout de même. Conversations d’un enfant du siècle commence avec Bernard Frank et s’achève avec James Salter. Antonio Tabucchi et Umberto Eco, Tom Wolfe et Jean d’Ormesson, Jay McInerney et Bret Easton Ellis défilent. Il y a pire compagnie. Beigbeder est doué pour tirer les vers du nez, il confesse même un muet (le regretté Albert Cossery), il amadoue ses sujets. Les apartés, les «bonus», le coup d’œil dans les coulisses donnent leur sel aux échanges. Finkielkraut n’est pas dupe : «C’est très gentil mais, en fait, ça ne l’est pas vraiment. Avec votre voix, tout paraît gentil, alors que vous vous moquez.»


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