Benoît Duteurtre, à contretemps

Les Chroniqueurs

Par Christian Authier


L’écrivain publie avec Pourquoi je préfère rester chez moi un recueil de chroniques diverses dans lesquelles il bouscule les modes et le prêt-à-penser de l’époque.


«Je me pose des questions. D’anciennes et de nouvelles, avec un goût marqué pour les contradictions», annonce l’auteur de Gaieté parisienne, Service clientèle ou La Rebelle – romans s’attachant à décrire (non sans légèreté et humour grinçant) quelques-unes des mutations contemporaines – dans l’avant-propos de ce recueil aux motifs variés. «Il est possible que je m’attache trop à des plaisirs disparus, voire à l’idée que certaines choses étaient « mieux avant ». Je n’ai pourtant rien contre la notion de progrès, et je suppose que notre époque en apporte beaucoup, dont d’autres se chargent de faire l’apologie… Quant à moi, en rassemblant ces diverses « polémiques », j’ai voulu épingler certaines réformes qui ne rendent pas le monde meilleur, des évolutions fâcheuses qui n’étaient pas toujours inéluctables. Cherchant à peser, dans chaque bond en avant, ce que nous gagnons et ce que nous perdons, je me livre à une critique de la vie quotidienne qui voudrait au moins inviter à réfléchir», poursuit-il.


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    Portrait et autoportrait de Charlotte Rampling

    Par Christian Authier


    Avec Qui je suis, la comédienne entreprend en compagnie de l’écrivain Christophe Bataille un voyage dans son enfance et sa jeunesse. Magnifique.


    On aurait pu la surnommer «The Look» si le surnom n’avait été attribué auparavant à Lauren Bacall avec laquelle elle partage un regard fascinant, félin, envoûtant. Elle a été l’une des actrices les plus magnétiques de ces cinquante dernières années distillant au gré de ses rôles ou de sa seule présence une aura faite de mystère, de séduction, de trouble, d’androgynie.

     

    Elle a vingt ans en plein Swinging London, fait une apparition devant la caméra de Richard Lester, tourne dans un épisode de Chapeau melon et bottes de cuir. Elle n’a pas vingt-cinq ans quand Luchino Visconti la dirige dans Les Damnés, fresque sur la montée du nazisme, en compagnie notamment de Dirk Bogarde.


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