Bernard Maris, encore une fois

Les Chroniqueurs

Par Christian Authier


Un peu plus de deux ans après la disparition de Bernard Maris, les hommages – en particulier livresques – se succèdent. Il est vrai que cet homme singulièrement libre a laissé un grand vide tant par son style que par son propos. Economiste, journaliste, essayiste, romancier : les classifications ne suffisent à cerner les différentes facettes de celui qui fut aussi un fin pédagogue. De sa longue expérience de professeur et d’universitaire, Bernard Maris avait préservé le don de rendre compréhensible les mécanismes et les enjeux d’une discipline parfois complexe, notamment quand elle est confisquée par des «spécialistes» soucieux de préserver leur pré carré.

 

Cet éducateur soucieux de la clarté ne cédait cependant pas à la simplification ni à la vulgarisation à outrance sinon à l’occasion dans des textes résolument pamphlétaires à l’image de ceux signés avec Philippe Labarde. En outre, certains de ses ouvrages – dont Capitalisme et Pulsion de mort écrit avec Gilles Dostaler – se révèlent plus exigeants et ardus.


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    Vingt-quatre heures dans la vie d"un couple

    Par Christian Authier


    Philippe Lacoche met en scène un homme tentant de retenir celle qui va le quitter. Un suspense sentimental et musical.


    Peut-on sauver un couple en vingt-quatre heures ? C’est le défi que se lance Pierre lorsque sa compagne, Géraldine, lui annonce que, cette fois, elle le quitte pour de bon. Elle a «quelqu’un», elle ne l’aime plus. Les habitudes ont chassé la passion. L’histoire est connue. Restons bons amis, lui dit-elle.

     

    Comment avait-il pu, lui, modeste journaliste quinquagénaire «pas très beau», séduire cette jeune femme qui lui rappelait Jane Birkin époque Melody Nelson ? Comment ont-ils pu passer six années ensemble, des années plutôt heureuses malgré quelques crises ? La musique y est pour beaucoup. Il l’avait rencontrée dans un bar où elle chantait, lui avait écrit un texte, puis l’avait soutenue dans ses rêves de succès. Car Géraldine, Géa de son nom de scène, se verrait bien en haut de l’affiche.


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