Rencontre avec Charles Robinson animée par Sarah Authesserre

Les Chroniqueurs

vendredi 9 décembre de 17h à 18h - Libraire Ombres Blanches / Galerie Confort des Etranges

Fabrication de la guerre civile se propose de plonger le lecteur une année durant au cœur d'une Cité de banlieue : la Cité des Pigeonniers. Cité fictive, dans une ville fictive elle aussi. La Cité va être rasée dans le cadre d'un projet de rénovation urbaine. Le quartier délaissé va être puissamment activé.

 

Ce qui l'intéresse, ici, c'est de saisir la vie nue sous toutes ses formes : de la vie quotidienne jusqu'aux rêves, en passant par le boulot, le pas de boulot, les amitiés, les trahisons, les rivalités, le sexe, les morts. Toutes ces strates, tous ces flux, cette accumulation dont la charge conduit à la déflagration.


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    Javier Cercas, anatomie d"un mensonge

    Par Christian Authier


    Dans L’Imposteur, l’auteur des Soldats de Salamine retrace la destinée d’un mystificateur qui réussit à devenir en Espagne une icône de la lutte contre le nazisme et le franquisme.


    Des Soldats de Salamine (autour de la guerre civile espagnole) à Anatomie d’un instant (relatant à travers la tentative de putsch du 23 février 1981 la transition démocratique postfranquiste), Javier Cercas s’est attelé à raconter l’histoire contemporaine de son pays dans des livres explorant avec maestria les frontières du roman et du réel. L’Imposteur prolonge l’entreprise en s’attaquant au destin et à la personnalité d’Enric Marco : «Marco était un octogénaire de Barcelone qui s’était, pendant presque trois décennies, fait passer pour un ancien déporté dans l’Allemagne d’Hitler et un survivant des camps nazis, qui avait pendant trois ans présidé la grande association espagnole des anciens déportés, l’Amicale de Mauthausen, qui avait tenu des centaines de conférences et accordé des dizaines d’entretiens, qui avait reçu d’importantes distinctions officielles et avait parlé au Parlement espagnol au nom de tous ses prétendus compagnons, jusqu’à ce que, début mai 2005, on découvre qu’il n’était pas un ancien déporté et qu’il n’avait jamais été prisonnier dans un camp nazi.»


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