Jean-Edern Hallier, l"idiot insaisissable

Les Chroniqueurs

Jean-Claude Lamy

Par Christian Authier


C’était Jean-Edern…


Avec Jean-Edern Hallier, L’idiot indispensable, Jean-Claude Lamy signe un livre éblouissant sur un écrivain hors normes.

 

Et si Jean-Claude Lamy avait écrit le meilleur livre «de» Jean-Edern Hallier ? C’est finalement ce que l’on se dit en ayant terminé cette biographie-fleuve de 600 pages qui reflète sans doute mieux la vérité de l’écrivain et polémiste que ses propres livres dont les meilleurs se nomment Le premier qui dort réveille l’autre, L’Évangile du fou et Je Rends Heureux. D’ailleurs, Hallier n’était pas dupe en disant «Mon chef-d’œuvre, c’est ma vie». Son père, le général André Adolphe Hallier, regrettait qu’il ne soit pas passé par la case prison : «Un an à la bastille, il aurait pu écrire un grand roman».


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    Javier Cercas, anatomie d"un mensonge

    Par Christian Authier


    Dans L’Imposteur, l’auteur des Soldats de Salamine retrace la destinée d’un mystificateur qui réussit à devenir en Espagne une icône de la lutte contre le nazisme et le franquisme.


    Des Soldats de Salamine (autour de la guerre civile espagnole) à Anatomie d’un instant (relatant à travers la tentative de putsch du 23 février 1981 la transition démocratique postfranquiste), Javier Cercas s’est attelé à raconter l’histoire contemporaine de son pays dans des livres explorant avec maestria les frontières du roman et du réel. L’Imposteur prolonge l’entreprise en s’attaquant au destin et à la personnalité d’Enric Marco : «Marco était un octogénaire de Barcelone qui s’était, pendant presque trois décennies, fait passer pour un ancien déporté dans l’Allemagne d’Hitler et un survivant des camps nazis, qui avait pendant trois ans présidé la grande association espagnole des anciens déportés, l’Amicale de Mauthausen, qui avait tenu des centaines de conférences et accordé des dizaines d’entretiens, qui avait reçu d’importantes distinctions officielles et avait parlé au Parlement espagnol au nom de tous ses prétendus compagnons, jusqu’à ce que, début mai 2005, on découvre qu’il n’était pas un ancien déporté et qu’il n’avait jamais été prisonnier dans un camp nazi.»


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