Benoît Duteurtre, à contretemps

Les Chroniqueurs

Par Christian Authier


L’écrivain publie avec Pourquoi je préfère rester chez moi un recueil de chroniques diverses dans lesquelles il bouscule les modes et le prêt-à-penser de l’époque.


«Je me pose des questions. D’anciennes et de nouvelles, avec un goût marqué pour les contradictions», annonce l’auteur de Gaieté parisienne, Service clientèle ou La Rebelle – romans s’attachant à décrire (non sans légèreté et humour grinçant) quelques-unes des mutations contemporaines – dans l’avant-propos de ce recueil aux motifs variés. «Il est possible que je m’attache trop à des plaisirs disparus, voire à l’idée que certaines choses étaient « mieux avant ». Je n’ai pourtant rien contre la notion de progrès, et je suppose que notre époque en apporte beaucoup, dont d’autres se chargent de faire l’apologie… Quant à moi, en rassemblant ces diverses « polémiques », j’ai voulu épingler certaines réformes qui ne rendent pas le monde meilleur, des évolutions fâcheuses qui n’étaient pas toujours inéluctables. Cherchant à peser, dans chaque bond en avant, ce que nous gagnons et ce que nous perdons, je me livre à une critique de la vie quotidienne qui voudrait au moins inviter à réfléchir», poursuit-il.


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    Un bijou signé Holder

    Par Christian Authier


    Avec La saison des Bijoux, Eric Holder signe un roman plein de douceur et de fureur.


    il y a plusieurs tons, plusieurs climats, plusieurs sensibilités dans l’œuvre d’Eric Holder déjà riche d’une vingtaine de titres dont La Belle Jardinière, L’Homme de chevet, En compagnie des femmes (prix Nimier), Mademoiselle Chambon ou La Correspondante. En simplifiant, nous dirons qu’un Holder âpre et mélancolique côtoie un Holder lumineux et délicat même si ces inspirations peuvent se mêler. La preuve avec La saison des Bijoux qui constitue la parfaite rencontre entre les sentiments et les paysages que cet écrivain brasse en nous racontant des histoires à hauteur d’homme (et de femme).

     

    Nous voici à Carri, dans le Médoc, village situé non loin des dunes et de l’Atlantique où, l’été venu, se pressent touristes et vendeurs ambulants.


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