Benoît Duteurtre, à contretemps

Les Chroniqueurs

Par Christian Authier


L’écrivain publie avec Pourquoi je préfère rester chez moi un recueil de chroniques diverses dans lesquelles il bouscule les modes et le prêt-à-penser de l’époque.


«Je me pose des questions. D’anciennes et de nouvelles, avec un goût marqué pour les contradictions», annonce l’auteur de Gaieté parisienne, Service clientèle ou La Rebelle – romans s’attachant à décrire (non sans légèreté et humour grinçant) quelques-unes des mutations contemporaines – dans l’avant-propos de ce recueil aux motifs variés. «Il est possible que je m’attache trop à des plaisirs disparus, voire à l’idée que certaines choses étaient « mieux avant ». Je n’ai pourtant rien contre la notion de progrès, et je suppose que notre époque en apporte beaucoup, dont d’autres se chargent de faire l’apologie… Quant à moi, en rassemblant ces diverses « polémiques », j’ai voulu épingler certaines réformes qui ne rendent pas le monde meilleur, des évolutions fâcheuses qui n’étaient pas toujours inéluctables. Cherchant à peser, dans chaque bond en avant, ce que nous gagnons et ce que nous perdons, je me livre à une critique de la vie quotidienne qui voudrait au moins inviter à réfléchir», poursuit-il.


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    Nicolas Fargues, un roman français

    Par Christian Authier


    Avec Au pays du p’tit, l’auteur de J’étais derrière toi signe un roman jubilatoire mêlant portrait au vitriol de la France et un cruel marivaudage.


    Dans la plupart de ses romans, du Tour du propriétaire à J’étais derrière toi en passant par One Man Show ou Beau rôle, Nicolas Fargues met en scène des bobos, des intellectuels, des écrivains – manières de doubles romanesques de l’auteur librement réinventés. Aucun penchant nombriliste ou germanopratin cependant dans ces comédies humaines aussi cruelles que drôles. Les romans de Fargues échappent aux clichés qui peuvent définir leurs personnages car ils ne cessent précisément d’ausculter l’hypocrisie, les mensonges, les faux-semblants, les masques, les préjugés. De même, ils traquent les tics, les modes et les conformismes d’une modernité que l’écrivain épingle avec une précision de sociologue sans céder aux facilités de la thèse ou du didactisme.


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