Benoît Duteurtre, à contretemps

Les Chroniqueurs

Par Christian Authier


L’écrivain publie avec Pourquoi je préfère rester chez moi un recueil de chroniques diverses dans lesquelles il bouscule les modes et le prêt-à-penser de l’époque.


«Je me pose des questions. D’anciennes et de nouvelles, avec un goût marqué pour les contradictions», annonce l’auteur de Gaieté parisienne, Service clientèle ou La Rebelle – romans s’attachant à décrire (non sans légèreté et humour grinçant) quelques-unes des mutations contemporaines – dans l’avant-propos de ce recueil aux motifs variés. «Il est possible que je m’attache trop à des plaisirs disparus, voire à l’idée que certaines choses étaient « mieux avant ». Je n’ai pourtant rien contre la notion de progrès, et je suppose que notre époque en apporte beaucoup, dont d’autres se chargent de faire l’apologie… Quant à moi, en rassemblant ces diverses « polémiques », j’ai voulu épingler certaines réformes qui ne rendent pas le monde meilleur, des évolutions fâcheuses qui n’étaient pas toujours inéluctables. Cherchant à peser, dans chaque bond en avant, ce que nous gagnons et ce que nous perdons, je me livre à une critique de la vie quotidienne qui voudrait au moins inviter à réfléchir», poursuit-il.


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    Oona et Salinger

    Par Brice Christen


    Il y a un an sortait Oona et Salinger de Frédéric Beigbeder. Il sortira le 26 aout prochain en édition de poche chez l’éditeur du même nom, l’occasion était trop belle de ne pas écrire dessus.


    Frédéric Beigbeder sait tout faire. Après avoir publié plusieurs romans dont certains portés à l’écran, un journal (L’égoïste romantique), une liste de meilleurs livres (Dernier inventaire après liquidation, premier bilan après l’apocalypse) et avant de sortir une correspondance fictive à la prochaine rentrée littéraire, il opte ici pour la fiction en narrant l’histoire d’Oona, jeune comédienne qui deviendra plus tard la femme de Charlie Chaplin, et Salinger, l’auteur génial de L’attrape-coeur.

     

    On a affaire ici à un livre en plusieurs livres. D’abord parce que, Beigbeder oblige, ce livre reste une histoire d’amour, même si elle ne fut jamais racontée. Ensuite parce que c’est une correspondance, une petit ode à l’avenir par moments, et des moments toujours aussi «Beigbedesques» à travers le ton et le style qui est le sien.


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