Bernard Maris, encore une fois

Les Chroniqueurs

Par Christian Authier


Un peu plus de deux ans après la disparition de Bernard Maris, les hommages – en particulier livresques – se succèdent. Il est vrai que cet homme singulièrement libre a laissé un grand vide tant par son style que par son propos. Economiste, journaliste, essayiste, romancier : les classifications ne suffisent à cerner les différentes facettes de celui qui fut aussi un fin pédagogue. De sa longue expérience de professeur et d’universitaire, Bernard Maris avait préservé le don de rendre compréhensible les mécanismes et les enjeux d’une discipline parfois complexe, notamment quand elle est confisquée par des «spécialistes» soucieux de préserver leur pré carré.

 

Cet éducateur soucieux de la clarté ne cédait cependant pas à la simplification ni à la vulgarisation à outrance sinon à l’occasion dans des textes résolument pamphlétaires à l’image de ceux signés avec Philippe Labarde. En outre, certains de ses ouvrages – dont Capitalisme et Pulsion de mort écrit avec Gilles Dostaler – se révèlent plus exigeants et ardus.


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    Quand le jazz est là, la java s"en va...

    Dans quelques semaines, Marciac va vivre au rythme du jazz et nombreux sont les Toulousains qui prendont le chemin de la célèbre bastide gasconne pour goûter aux plaisirs languides des soirées musicales du plus célèbre des festivals de l'été. Les mieux inspirés des festivaliers auront pris soin de glisser dans leurs valises deux livres - "Quatre boules de jazz. Nougasongs" (Alter Ego) by Yves Charnet et "De briques et de jazz. Le jazz à Toulouse depuis les années 30" (Atlantica) signé Charles Schaettel - qui passionneront les mélomanes avertis autant que les bienheureux profanes. Yves Charnet et Charles Schaettel ont un point commun.

     

    Tous deux aiment la musique (celle des mots comme celles des notes) mais surtout ils ont, dans leur ouvrage, réveillé des souvenirs endormis, mis au jour des documents enfouis, exhumé des archives inédites. Le premier sur sa camaraderie avec le regretté Claude Nougaro. Le second sur l'époque où les notes bleues résonnaient aux plafonds des caves voûtées, dans les fosses des cinémas d'antan, sur les scènes des salles de concert ou les podiums des clubs de la Ville Rose.


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