Bernard Maris, encore une fois

Les Chroniqueurs

Par Christian Authier


Un peu plus de deux ans après la disparition de Bernard Maris, les hommages – en particulier livresques – se succèdent. Il est vrai que cet homme singulièrement libre a laissé un grand vide tant par son style que par son propos. Economiste, journaliste, essayiste, romancier : les classifications ne suffisent à cerner les différentes facettes de celui qui fut aussi un fin pédagogue. De sa longue expérience de professeur et d’universitaire, Bernard Maris avait préservé le don de rendre compréhensible les mécanismes et les enjeux d’une discipline parfois complexe, notamment quand elle est confisquée par des «spécialistes» soucieux de préserver leur pré carré.

 

Cet éducateur soucieux de la clarté ne cédait cependant pas à la simplification ni à la vulgarisation à outrance sinon à l’occasion dans des textes résolument pamphlétaires à l’image de ceux signés avec Philippe Labarde. En outre, certains de ses ouvrages – dont Capitalisme et Pulsion de mort écrit avec Gilles Dostaler – se révèlent plus exigeants et ardus.


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    Suivez mon regard

    d'Anjelica Huston

    Les vies d'Anjelica Huston


    L’actrice publie son autobiographie dans laquelle son père John Huston et Jack Nicholson, dont elle partagea longtemps la vie, sont parmi les fils rouges.


    «Il y a plein d’autres choses à faire devant un miroir que s’extasier sur sa propre beauté», écrit Anjelica Huston dans le prologue à Suivez mon regard. Il faut rendre grâce la comédienne de nous épargner le narcissisme dont souffrent tant de ses congénères. On comprend d’ailleurs à la lecture du livre que le fait d’avoir été la fille d’un homme et d’un artiste hors-normes n’est pas pour rien dans sa modestie. Lorsque la petite Anjelica voit le jour le 8 juillet 1951 à Los Angeles, son père tourneAfrican Queen au Congo belge. Avant de rencontrer Enrica Soma, danseuse classique âgée de 18 ans quand le cinéaste en a 45, le réalisateur du Faucon maltais et du Trésor de la Sierra Madre a déjà trois mariages à son actif. À sa troisième épouse qui lui fixa un ultimatum («John, c’est le singe ou moi !»), il rétorqua : «Je suis désolé, mon chou, pas question de me séparer du singe.»


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