Benoît Duteurtre, à contretemps

Les Chroniqueurs

Par Christian Authier


L’écrivain publie avec Pourquoi je préfère rester chez moi un recueil de chroniques diverses dans lesquelles il bouscule les modes et le prêt-à-penser de l’époque.


«Je me pose des questions. D’anciennes et de nouvelles, avec un goût marqué pour les contradictions», annonce l’auteur de Gaieté parisienne, Service clientèle ou La Rebelle – romans s’attachant à décrire (non sans légèreté et humour grinçant) quelques-unes des mutations contemporaines – dans l’avant-propos de ce recueil aux motifs variés. «Il est possible que je m’attache trop à des plaisirs disparus, voire à l’idée que certaines choses étaient « mieux avant ». Je n’ai pourtant rien contre la notion de progrès, et je suppose que notre époque en apporte beaucoup, dont d’autres se chargent de faire l’apologie… Quant à moi, en rassemblant ces diverses « polémiques », j’ai voulu épingler certaines réformes qui ne rendent pas le monde meilleur, des évolutions fâcheuses qui n’étaient pas toujours inéluctables. Cherchant à peser, dans chaque bond en avant, ce que nous gagnons et ce que nous perdons, je me livre à une critique de la vie quotidienne qui voudrait au moins inviter à réfléchir», poursuit-il.


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    Jours de Libération

    de Mathieu Lindon

    Mathieu Lindon ou la fin d'une époque


    Dans un récit drôle et teinté de nostalgie, Jours de Libération, l’écrivain raconte son métier de journaliste au sein du quotidien où il travaille depuis plus de trente ans.


    Début 2014, Libération traversait une grave crise et un long mouvement de grève provoqués par le projet de la direction et des actionnaires visant à enrayer la chute des ventes en faisant du journal «un réseau social, créateur de contenus monétisables sur une large palette de supports multimédias (print, vidéo, TV, digital, forums, évènements, radio, etc.)». Au nom d’«un déménagement devenu inéluctable» (l’immeuble loué par le journal appartient à Bruno Ledoux, actionnaire à 26 % de Libération), le siège historique du journal de 4500 m2, rue Béranger, était appelé à devenir «un espace culturel et de conférence comportant un plateau télé, un studio radio, une newsroom digital, un restaurant, un bar, un incubateur de start-up».


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